1998, so far away
1998...2008, dix ans! Oui, c'est bien ça! Dix ans se sont écoulés et ils étaient fêtés hier soir au Bataclan pour les crazyvores.
Rappel pour le provincial qui lit mon blog. Les crazyvores sont la version anglo-saxonne des follivores, un mélange de variété internationale donc, des années 70, 80, 90 et 00. Généralement pétasse à souhait (Madonna, Kylie, Withney, Bananarama, Spagna, Samantha, Sandra...), disco-techno-house (boney M, Abba, Blondie, Snap, Dr Alban...) et rock aussi (heu...??), cette soirée attire une foule de plus en plus dense et de plus en plus chaude au Bataclan donc.
Hier soir, dixième anniversaire oblige, nous sommes arrivés à 21h00 et des poussières. Un peu de monde, mais pas encore la foule qui arrivera plus tard. Je me suis trompé de ce côté là, désolé mon chevalier! La déco est soignée, trés glitter, très argentée : des étoiles pendent du plafond, les murs sont couverts de tissu pailletés. Ca va être disco, benoit!
Un orchestre joue sur scène. Le chanteur est le sosie de Bernie Bonvoisin. Il chante bien et accompagnée d'une Cindy Sander (mais en mieux), il revisite les tubes habituels : Abba, ACDC, etc... Rien de bien palpitant. Sur la piste, sont disposés de hauts cubes lumineux. Ca sent le gogo pour la suite...
Le rideau rouge sera tiré peu après minuit. Arrive Tonya (là, je m'arrête deux secondes sur le personnage : homme de son gentil état, j'ai eu la "chance" de le connaître quand il s'appellait encore "Tonio" et qu'il était portier au Shangaï à Toulouse. A chaque fois que je le revois, je replonge dans mes années découverte de la vie homo... Un bon souvenir quoi! Et je me rappelle aussi, cette histoire où en sortant de boite à 6h00, Tonio, déguisé déjà à l'époque en femme, marche dans la rue. Derrière ses "copines" l'appellent mais Tonya ne répond pas. La copine appelle (voix aigue de fausset) "Tonya! Tonya!". Pas de réponse. La copine, reprenant sa voix masculine normale : "Putain, qu'il est con ce mec!". J'en ris toujours...). Elle annonce l'arrivée iminente de la diva disco à tête de mort préférée de Salvador Dali : Amanda Lear.
Très chic, dans un costume blanc qu'elle a volé à Madonna lorsqu'elle chantait Music dans le Confessions tour. Pas trés inspirée, elle entame son Love boat remix et Nina Simone ensuite. Bof... Le public à la fin réclame, contraint et forcé, poussivement "une autre, une autre!!". Mais problème technique, soit-disant, la dite Amanda ne veut pas revenir. Merci pour les 3000 €, à bientôt mes poussins!
La soirée commence alors enfin! La musique se déverse habituellement. Originalité amusante cette fois, on peut envoyer des sms à un numéro et ces sms s'affichent sur des écrans. Etant accompagné de mon chevalier, du sieur Lecapitan, du sieur Beausourire et de celuiquifaitsourire Beausourire, nous nous y sommes donnés à coeur joie!
Extraits:
"Vive lecapitan! Tu es sexy!", "On se le fait ce plan à 3 ce soir? Chiche?", "Bouge ton corps, Modjo", "J'ai trop chaud, j'ai la raie comme un caniveau"...etc...
Puis deuxième intermède avec l'arrivée de Marta Walsh, soit disante chanteuse des weather girls... Mouais, chiante au possible avec sa techno trop marquée 90's. Je n'ai pas aimé. Elle est gentille cependant et dégage une pêche certaine.
Juste après (je crois), arrive Ru Paul, emperuquée et scintillant comme un "discret" sapin de noël. Il "chante" ses trucs et finit avec Marta avec "It's raining men". Là, enfin, toute la salle s'amuse et chante avec elles.
Le reste est flou et la fatigue est vite arrivée...
Une soirée drôle et décalée mais finalement (je n'aurai jamais cru écrire ça un jour), les dix ans des follivores étaient mille fois plus drôles car ils se prenaient moins au sérieux, il me semble...
Mais je reviendrai.N'est ce pas ce que je fais toujours?
Je tiens à signaler devant chacun ma minute autiste de la soirée : planté à 1 mètre de mister Yepboy, je n'ai pas osé ou su le saluer gentiment. Je lui présente mes excuses (mais bon, ca n'est pas au plus jeune de venir présenter ses respects au plus âgé??).



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