18 mars 2008

FATIGUE

(nom féminin, du latin fatigare)

Définition :

1) Sensation désagréable de difficulté à effectuer des efforts physiques ou intellectuels, provoquée par un effort intense, par une maladie, ou sans cause apparente.

2) Diminution objective des performances d'un organe tel que le muscle, après un fonctionnenement intense

3) TECHN. Endommagement d'un matériau provoqué par la répétition de sollicitations mécaniques et pouvant entraîner sa rupture sous des contraintes inférieures à celles résultant d'actions statiques.

Mon commentaire :

C'est mon état général ces jours-ci. Je plie sous la folie des heures qui passent, sous les soucis familiaux qui creusent en moi des puits de peine. Je plie sous la folie des filles de mon bureau et de ma chef en particulier. Je plie un peu à force de courir de tramways en tramways, de trains en trains, de troupeaux en troupeaux. Je plie sous le poids de mon corps.

Néanmoins, je sens que cette fatigue que je ressens actuellement relève plus de la troisième définition. Je connais une série répétée de "sollicitations mécaniques" qui m'usent. Et le pire, c'est que je m'en rends un peu compte mais que j'ai l'impression d'avoir encore plein de marge avant de m'écrouler. Je tiens bon, bon petit soldat que je suis! Merci mon chevalier pour faciliter tout ça.

Je cours, je cours! Personne ne pourrait m'assomer une bonne fois pour toute?

4mtstw

05 mars 2008

Troussement maternel

Puisque nous sommes en plein "Printemps des poètes"

Et qu'une rime bien troussée exprime plus que prose rouillée...

Pourquoi tous ses sentiments,

éprouvés pour vous, maman?

Quand vous me laissez seule,

tomber tout près du bord du fleuve.

Y a-t-il dans votre coeur aimant,

autre chose que du ressentiment?

Si ma naissance est ma seule faute,

suis-je une erreur, une fille sotte?

Qu'y puis-je au fond de cette affaire?

Ce désamour reste un mystère.

La fuite prise à majorité

a élargi ce grand fossé...

Maman très chère,

que puis-je donc faire,

pour mériter avec raison,

un petit bout de vos passions?

Vint donc mon tour de prendre place,

donner naissance loin des palaces,

pour attirer quelques sourires,

et appaiser toute votre ire.

Et maintenant, je vois de près,

ces souffrances, oh dame usée!

Elles ouvrent en moi toutes ces plaies

qui mettent à vif ma vérité.

Ateindre votre coeur était ma vie,

Est-il l'heure de se dire "oui"?

Pour alléger tous vos vieux jours,

je vous porte. Est-ce ça l'amour?

22 janvier 2008

Etymologie : la porte de mes rêveries

Etymologie : (nom féminin)

Apparu au 14e siècle après JC. Provient du latin etymologia provenant lui même du grec etumos, vrai, et de logos, traité, science "qui fait connaître le vrai sens des mots".

Définition

1) Etude scientifique de l'origine des mots

2) Origine ou filiation d'un mot.

Mon commentaire :

Peut-être certains lecteurs, au fil des notes, se sont-ils aperçus que je mettais souvent en avant un mot pour le plaisir de le décortiquer et de voir ce qui peut bien se cacher derrière (enfin, j'espère humblement que certains l'auront vu...).

C'est que, depuis que j'ai appris à lire et à écrire, les mots en tant que tels me fascinent. Ils sont pour moi, une porte vers des rêveries délicates où les lettres sont autant de clés vers des periodes de l'histoire que je visite par leur biais. Il m'arrive souvent de chercher la racine d'un mot, de voir son origine, de chercher à partir de quels autres mots il  a bien pu se former. C'est un régal pour moi. J'ai des passions étranges, j'en conviens mais elle ne fait de mal à personne. Savoir l'origine d'un mot, à mes humbles yeux, c'est relier notre langage de 2008 à des centaines d'années antérieures où le mot existait déjà et parfois avait un autre sens. Voir l'évolution de l'usage d'un nom, d'un adjectif, d'un verbe au fil de l'histoire me permet de prendre conscience que mon langage et le sens que je lui donne, sont un véritable héritage.

J'imagine alors cet homme, cette femme, il y a 500, 700, 900, 1000 ans, usant du mot, lui donnant vie. J'imagine les premières fois où il a dû être écrit, où ses racines latines, grecques ou d'ailleurs ressurgissent sur le papier. Cela me touche. C'est peut-être con, mais j'aime ça. Cela n'a rien de scientifique et je ne prétends à rien dans le domaine de l'étymologie. Je reste petit. Mais aujourd'hui à quoi cela me sert-il? A mieux écouter. Je reste persuadé, lorque quelqu'un parle ou écrit, que l'emploi d'un mot à la place d'un autre, en révèle beaucoup sur la personne. Et parfois, le choix conscient ou inconscient d'utiliser tel ou tel mot m'aide (moi qui suis toujours perdu dans mon "autisme") à cerner un peu mieux la personne qui le prononce ou l'écrit.

Ainsi, en lisant bon nombre de blogs, je puise aux mots, au vocabulaire utilisé (dont certains domaines reviennent régulièrement chez certains) des sens, des interprétations et je m'amuse à imaginer l'auteur, sa voix, son phrasé, son caractère... Tout a un sens, à commencer par les mots. Je les aime et sans les idolatrer, ce qui les poseraient dans un figement définitif, j'aime les faire vivre et les voir évoluer.

Voilà, c'était ma déclaration d'amour du jour.

Words

22 octobre 2007

CHATTEMITE

Chattemite : (nom commun, féminin)

De chatte et mitte qui désignait également la chatte en ancien français populaire et se retrouve encore dans des dérivés comme mitaine ou emmitoufler.

Définition :
1 ) Familier et un peu désuet, faire la chattemite : affecter une contenance douce, humble et flatteuse pour tromper quelqu'un.

Mon commentaire :
Sans connaître forcément ce joli et ancien mot, beaucoup d'entre nous, quotidiennement, adoptent cette attitude. Pour obtenir des faveurs d'un supérieur, d'un collègue, de quelqu'un, nous sommes prêt à nous rendre tout sucre, tout miel pour pouvoir parvenir à nos fins.
Je vis cela, en tant que spectateur, tous les jours. On flatte les hauts gradés, on les caresse dans le sens du poil et cela me donne envie de vomir.
Dire que j'atteins le point de saturation serait un doux euphémisme!!
On peut aussi donner à l'expression et à sa mise en situation un caractère à but sexuel. Cela peut faire partie du jeu de séduction et de la tentative d'approche dans un but, non avoué, de tentative de coucherie (bref, de baise!).
Du coup, ce mot désuet prend une toute autre ampleur, non?


Ctmte_2


18 juin 2007

Abonnir

Abonnir

Mon commentaire :

Ce mot, fort joli au demeurant, a totalement disparu du langage courant. Evidemment, il n'est pas usité en patois banlieusard ("Je kiffe cette meuf, elle abonnit ma life"), ce qui est dommage car le contraste crée quelque langage original qui n'est pas déplaisant.

Pourquoi mettre en lumière ce joli mot? Parce que certaines personnes ne se rendent pas compte qu'autour d'elles, plein de choses, de gens, abonnissent leur vie. Parce que certains préfèrent se complaire dans la complainte à haute pénibilité, sans voir tout le positif qu'il y a dans nos vie. Que ce soit au travail ou ailleurs, il faut parfois ouvrir les yeux, prendre du recul par rapport à ce que l'on considère comme contrariant, pour se rendre compte que ça n'est pas ça qui compte au final. L'amour, le partage, un sourire, le sexe, le chocolat, le rayon du soleil sur sa main, tout cela abonnit considérablement notre existence. Nous devons en profiter et ne pas basculer dans le pessimisme ou pire, l'aigreur.

Mon chevalier, tu abonnis ma vie.

(J'aime bien ce nouveau ancien mot!)

17 mai 2007

FANTOME

Fantôme : (nom masculin, du grec phantasma)

1) Apparition d'un défunt sous l'aspect d'un être réel; revenant.

2) Personne, chose qui n'existe que dans l'imagination ou existe mais ne joue pas effectivement son rôle.

Mon commentaire :

Chose hantant mes rêves depuis plus de 34 ans maintenant. Pouvant me cause une immense frayeur, pouvant me réveiller en pleine nuit. Fut génant entre 6 et 14 ans. Revient à la charge régulièrement ces derniers temps. Continue de me réveiller plusieurs fois dans la nuit.

Quel est le sens de tout ceci? Puis-je me déclarer sain d'esprit ou est-ce juste le fruit de mon imagination? Personne ne peut apporter de réponse clairement tranchée. J'aurai tendance à penser qu'ils existent, qu'ils nous entourent. J'y crois dur comme fer. Je ne pourrai mettre des mots sur cette conviction. Ces impressions instinctives ressenties ne me mentent pas. Enguerrand des esprits, es-tu là?

Agitc

14 août 2006

EX VOTO

Ex voto : (nom masculin, locution latine suivant le voeu)

Témoignage placé dans un sanctuaire, généralement près de reliques, en remerciement d'un voeu exaucé : ce peut être une inscription, une oeuvre d'art, une construction ou un objet symbolisant l'épreuve passée (béquilles, chaînes...)

mon commentaire :

Mon ex voto ces jours-ci serait "sensiblement" mais fortement lié à un retour de ma santé la plus normale qui soit. Maintenant comment symboliser par un témoignage quelconque un voeu de retour à la santé qui n'est pas encore arrivé? Je ne sais pas? Je vais faire un moulage de mon corps, de toutes les zones sous la ceinture, et je vais aller le déposer, en guise de futur témoignage d'une guerison miraculeuse, sur la première statue de Saint-Sébastien rencontrée. Vu la rareté de la chose, mon ex voto n'est pas prêt d'arriver et de symboliser un ex malo...

16 mai 2006

Geste

GESTE : (nom féminin, du latin gesta ou res gestae)

1) Histoire, chanson ou poème qui raconte sous forme épique, dans un ordre chronologique, les actions héroïques d'un personnage mélant légende et mémoire (ex: Geste de Guillaume d'Orange, Chanson de Roland du XIe siècle).

2) Récit historique rapportant de hauts faits tels les Gesta dei per francos de Guibert et de Nogent, relation agrémentée de la première croisade.

Mon commentaire :

Je continue la mienne. Je viens écrire ma geste un peu moins souvent ici mais en fait, je ne renonce pas. La source de mon écriture s'était un peu tarie ces temps-ci. Noyée dans le travail, dans les courses à droite à gauche. Il est temps de revenir occuper ces e-lignes. Ma geste n'a rien d'héroïque, comme celle de la plupart d'entre nous. Elle n'est ni moins bonne, ni meilleure. Elle est la mienne et elle possède cette flamme! Et quelle Flamme! Qui brille, de trés loin.

"Que ma geste soit faite,

De par les cieux et les crètes,

Preux chevaliers ne renonce pas,

à décrire ceux d'ici bas".

Enguerran d.

Ges

22 septembre 2005

FATIGUE

FATIGUE : (nom féminin)

1) Sensation désagréable à effectuer des efforts physiques  ou intellectuels provoquée par un effort intense, par une maladie ou sans cause apparente.

2) Diminution objective des performances d'un organe, tel que le muscle, après un fonctionnement intense.

Mon commentaire :

Grosse fatigue ces temps-ci due à un effort physique et intellectuel pour tenir au boulot dans une marée de connerie sans nom (l'armée,quoi!). Sensation devenant aigûe quand elle est liée à une forte sensation de perte de temps. Bref, revient à être presque synonyme de gâchis. Tendance à s'auto-nourir à force de tournage en rond. Prescription : de l'amour. L'amour tue la fatigue.

16 août 2005

OBNUBILER

OBNUBILER : (Verbe transitif, du latin obnubilare, couvrir de nuages)

1. Obscurcir les facultés mentales, fausser le jugement de. La peur de mal faire l'obnubile

2. Etre obnubilé par, être obsédé par.

Mon commentaire :

Petite tendance légèrement facheuse de mon chevalier (et autres personnes aussi parfois) à ne penser qu'à une chose, à ne vouloir qu'une chose. Par exemple, tendance à être obnubilé par la Bourdalou, tarte aux poires, genre amandine. Ou tendance à être obnubilé par le sexe version 3.0 (cf. test ci-après). Ou autre tendance à être obnubilé par la série tv Dallas.

Tendances qui me laissent perplexe bien des fois, mais qui ne me rebutent jamais.