03 juin 2008

J'aime les bananes

Non, non, il ne s'agit pas d'une déclaration de ma part pour les formes phaliques! Loin de là...
Mais j'ai été plongé récemment, et une fois de plus, dans une réunion "parallèle" dans le cadre de mon formidable travail de communication dans ma MDHS (M airie des H auts de S eine).
Récit d'un moment "4e dimension" qui a déclenché chez moi un fou rire en pleine réunion.
Me voilà avec ma supérieure, le directeur de cabinet du maire, une collègue, une autre agent de la ville et la conseillère municipale chargée de l'éducation (si j'ai bien compris) en pleine réunion de validation d'affiches et visuels pour un futur guide municipal scolaire destiné aux parents.
La société qui a réalisé les projets est là, représentée par un homme, directeur de la boite en question qui fait suer le burnous de pauvres graphistes en manque de reconnaissance.
Tous présents autour d'une grande table de réunion, dans la mairie. L'instant est grave, il faut faire vite car la rentrée approche à grands pas et donc il nous faut valider à tout prix une affiche.
Et là, le monsieur nous sort ses projets.
Le premier montre des personnages qui ont des têtes de playmobiles, toutes rondes, plongés dans un décor orange. On se croirait au pays des playmobiles psychédéliques.
Là, je me mords les joue. J'ai déjà envie de rire. Je me dis "Ca comment fort!". Ma chef prend son air pincé des mauvais jours (qu'elle arbore au quotidien finalement). Personne ne pipe mot autour de la table.
Le monsieur nous sort son deuxième projet. Une affiche utilisant les lettres aimantés posées sur les tableaux pour les enfants. Si, si, tels ceux que l'on retrouve en salle d'attente chez le médecin. Le lettres sont prises en photos et mélangées. Or, je remarque, et je suis le seul à le voir, de loin, que trois lettres côte à côte forme le mot "CON". Je me remords les joue. Personne d'autre que moi ne se rend compte du truc infame.
La chaleur me monte au visage. Je redouble d'effort pour rester sérieux.
Troisième projet à sortir du chapeau du monsieur. Cela me fait penser au générique de "Sauvés par le gong", la série tv américaine des 90's. L'affiche montre une pochette genre vignette panini, d'où sorte des stylos. Moi, de loin je vois un étui de capote ouvert d'où émergent des stylos ridicules et phaliques...C'est terriblement 90's, or nous sommes en 2008!!
Je commence à rire et en essayant de me retenir, les larmes me viennent aux yeux. Ma chef est une boule de nerf, crispée façon 16e arrondissement. Elle affiche son mépris pour les projets.
Vient le clou de la réunion : le quatrième et dernier projet.
En le voyant, j'éclate de rire et je suis obligé de dissimuler mon visage dans mes mains. Tout le monde me regarde à force... C'est pas bien du tout.
La 4e projet montre (je rappelle, c'est censé s'adresser à des enfants et à leurs parents) une banane, ouverte et à la place du fruit dans la peau, il y a un stylo. De loin, ça fait carrément bite décalottée.
J'en transpire tellement il m'est difficile de cacher mon fou rire.

Bnn

Et là, l'élue chargée de l'éducation, sosie de Mme LeQuesnoy dans "La vie est un long fleuve tranquile", prend l'affiche de la banane et commence à discourir sur ce projet tout en le brandissant juste à côté de son visage et de son rang de perles.
Je m'amuse comme je ne me suis jamais amusé avant!!
Elle nous sort un truc encore plus drôle que tout! On ne peut pas retenir la banane car c'est un fruit que l'on donne à manger aux singes et qu'on ne peut pas assimiler les enfants à des singes, même savants! L'aspect phalique (que je ne serai pas le seul à remarquer me confirmera-t-on à la sortie) lui passe complètement à côté. Pourtant, sa tête de Anne-Marie du Chaudière juste à coté de la banane, c'est un contraste savoureux et délicieux.
Je continue d'en pleurer de rire.
Au final, un projet a été retenu (à vous de deviner lequel) et ma chef a piqué une crise de nerf dans la rue en revenant de la mairie. Une folle hurlait dans la rue "C'est une honte! C'est une atteinte à moi! A mon métier de dircom!!"
Sans déconner? Elle allait passer ses nerfs sur nous tout le reste de l'après-midi et ça, ça ne m'a pas fait rire du tout!

Si j'arrive à subrepticement scanner le projet banane, je vous le montrerai ici.

28 mai 2008

Je résiste

Comment dois-je, au quotidien, dans mon travail, réagir face à ces genre de "pics", qui m'assaillent en permanence?
Voilà, ce que je reçois de ma "supérieure hierarchique" :

De : C.
Envoyé : mercredi 28 mai 2008 11:24
À : Sagesse; Foulque; Enguerrand
Objet : France Roumanie

A l'approche du match France Roumanie (le 9 juin, comme vous le savez tous!!!) je vous propose que nous nous organisions une soirée, bière, chips et foot ( plus drapeaux et insultes bien entendus!).
Plusieurs solutions : tous chez moi, tous dans un bar, s......... ou parisien.
Comme vous l'avez peut-être constaté l'horaire est assez merdique : 18 h… youpi! Ca risque de finir dans mon bureau (mais c'est déjà ça j'ai la télé) avec une bouteille de chantereine!
Bref, dites moi si vous êtes partant!
bon, j'ai ciblé sur les personnes que je sais fans de foot. J'ai rajouté Enguerrand dans la liste, car c'est un homme, et que les hommes aiment le foot à 90 %. Mais en fait je suis presque sûre que ça ne vous intéresse pas, même pour cet événement interplanétaire qu'est la coup d'Europe (quoi y a une coupe d'Europe?). Cependant vous êtes cordialement invité à vous joindre à nous.

C.

Comment dois-je prendre ces allusions qui me font dresser les cheveux sur la tête? Et encore, ce mail n'est qu'un exemple "léger" de ce je dois supporter en terme d'hystérie, de changement d'humeurs, de crise de larmes et de crise de nerfs de sa part.
Je remarque des allusions sous-entendues, mais néanmoins sexistes et perfides, au fait qu'être un homme = aimer le foot impérativement! Je refuse ce moule, je refuse, je refuse!! Je ne joue pas à la poupée pour autant, mais je réclame haut et fort le droit d'aimer ce que je veux, qui je veux, quand je veux, comme je veux! Ca ne dérange personne.
Evidemment, cela me met en marge du groupe. Mais j'assume totalement cette marginalité. Je n'ai pas besoin de faire comme tout le monde. Je fais comme je peux pour poursuivre mon propre petit chemin et je ne demande pas plus.
Alors quand ce genre de mail est envoyé à tout le service, évidemment, on se moque "gentiment" de moi. La remise en cause de ma virilité, parce qu'il y a doute puisque je n'aime pas le foot, est un sujet "gentil" de blague. Ca ne me blesse pas (ne me blesse que ce qui m'est proche) mais ca me fatigue de devoir continuellement et perpétuellement devoir justifier mon style de vie (révélé ou pas. Après tout, je suis libre là aussi), fatigué de devoir justifier mes goûts. Pour quoi au final? Etre mieux compris? Etre mieux apprécié, voir aimé? Je ne veux pas être apprécié, je ne veux pas être aimé. Surtout pour quelque chose ou quelqu'un que je ne serai pas! Je refuse.
Alors, comme avant à l'armée : JE RESISTE.
Mes murs sont solides.

Resist


15 mai 2008

Tant qu'il y aura le ciel

De mon bureau, j'ai une belle vue.

Non?


Vdbsrn

Que l'on me donne la liberté et je la prendrai...

18 avril 2008

En rêve, je vais sur la colline

Une semaine très dure au nouveau boulot de ma MDHS* (*mairie des H auts de S eine) vient de s'achever. Elle me laisse pantois, crevé, saoulé. Mon opinion sur l'hystérie des femmes et sur ce qu'elle leur fait faire en sort renforcé.

Je regrette d'être aller si vite me fourrer dans la gueule du loup. Peut-être aurai-je dû continuer de chercher d'autres boulots après l'armée? Car là, cela relève de l'asile!! Si je pouvais raconter tout dans les détails, on ne me croirait pas et surtout on en frémirait de peur...

Heureusement, je tiens bon et j'ai des refuges bien à moi.

"La nuit descend, Enguerrand s'endort,

En rêve, il va sur la colline...."

On connait la suite.

"Oublie tout tes petits chagrins
ils reviendront dès demain..."