24 mai 2008

Voilà mes mains...

Avec le temps qui passe, le fait que certains s'en aillent, s'éloignent, disparaissent à tout jamais, je constate bien que nous laissons chacun une empreinte plus ou moins forte de notre passage sur cette planète.

Je ne sais pas à quel âge je mourrai, ni comment. Evidemment, c'est une angoisse. Mais qui ne la ressent pas au fond? Mais vient s'en rajouter une autre, toute aussi rongeante à mes yeux, tout aussi pénible à supporter et à laquelle il m'est très difficile de répondre : qu'aurai-je laissé de mon court passage sur terre?

C'est insupportable de se dire, après une intense réflexion : rien. Quelle est l'utilité de tout cela alors? A quoi cela nous sert-il de travailler, de gagner un peu d'argent, d'avoir fait des études, de faire du sport, de vouloir accomplir de misérables choses qui, au final, ne dureront pas? Quelle utilité?

Je suis admiratif de ces grands personnages qui ont apporté leur pierre à l'édifice de l'humanité. Ceux qui ont su la faire avancer, la questionner, la remettre en question. Ceux qui ont été utiles dans un sens et qui par delà leur mort, sont encore bien vivant d'une certaine façon. Ne devrions-nous pas, chacun d'entre nous, être comme cela? Ne devrions-nous pas laisser quelque chose à l'ensemble? Au-delà de nos familles, de nos amis (c'est déjà pas mal ceci dit ce cercle là), faut-il impérativement laisser une contribution matérielle ou intellectuelle à l'humanité?

Beaucoup ont oeuvré en ayant du sang sur les mains, en écrasant les autres, en s'appuyant sur la souffrance des autres pour, au final, réussir à laisser une empreinte. Cela me fait froid dans le dos mais je constate qu'ils sont restés au-delà de la mort.

Et petit moi? Quelle est ma place dans tout ceci? J'ai bien quelques rêves, quelques chimères derrière lesquels je cours depuis tant d'année, mais est-ce bien utile au fond? Réussirai-je à être utile aux autres un jour et à apporter ma pierre à l'édifice?

Ces jours diaboliques au travail me ramènent à l'essentiel : ne pas perdre de vue ses idées, il faut penser GRAND, s'insérer dans l'ensemble harmonieusement et laisser une trace.
Sans vanité, sans narcissisme. Sans donner à l'ego une place trop importante.

Voilà mes mains, à quoi vont-elles me servir au final?


Vmm_2

13 mai 2008

I give my all just to be number....me!

Avoir une tête de premier de la classe sans l'être profondément.
Avoir un air gentil, sans l'être forcément tout au fond.
Avoir envie de parler quand je ne sais que me taire.

C'est tout moi. C'est le comble de mes paradoxes. Et je dois faire avec.

Chaque jour, je dois être à la hauteur de ce que l'on attend de moi, de ce que l'on perçoit de moi. A cette course perpétuelle, pourquoi devrais-je toujours arriver le premier? Putain, mais qui à déclaré qu'être sur la plus haute marche du podium était la règle? Qui? Que l'on me l'amène et j'aurai deux mots à lui dire...

L'armée m'avait forcé à puiser dans mes ressources, à toucher mes limites et à les franchir. "Il ne faut pas avoir peur d'aller trop loin, la vérité est au-delà" disait Proust. Alors bien souvent, j'ai baigné dans cette vérité sans le savoir forcément et sans y gagner il me semble. Encore et toujours devoir repousser ses limites et être capable de plus. Encore et encore et encore.
Ces jours-ci dans ma MDHS (M airie des H auts de S eine de M....!) sont abominables. Je croule sous les dossiers, les communiqués de presse, les dossiers de presse, les devis, les imprimeurs, les questions de tout le monde. Je ne ralentis pas. Je ne lève pas le pied.
Je ne suis toujours pas le premier de la classe et pourtant, j'ai la sensation de devoir porter toute chose et tout le monde. J'ai honte de ne pas me révéler à la hauteur de tout cela. J'ai honte de montrer que je plie sous le poids de tout ça parfois. J'ai l'impression que l'on me teste en permanence.
Mais je reste debout. Et j'attends avec patience (je suis trés fort pour ça) d'y arriver et de faire éclater au grand jour ma vraie valeur.
Etre le numéro un? Non merci.

Etre vraiment moi... Je peux toujours y travailler, non?

29 avril 2008

Et tu seras toi, mon fils!

Un jour j'ai renoncé à ma masculinité. Ca n'est pas venu d'un seul coup. C'est venu plus insidieusement, plus sournoisement.
D'abord dans la cour d'école. Une énième cour, un énième déménagement, toujours les mêmes murs, les mêmes horizons et les mêmes protagonistes. Ces garçonnets qui jouent au foot, qui courent dans tous les sens, qui frappent, cognent et inventent des jeux stupides. Je les regarde attentivement et déjà je renonce un peu. Je ne veux pas être comme eux, à courrir après un ballon pendant des heures. Cela ne m'interesse pas. Je veux bien jouer, prendre des risques en étant aussi casse-cou qu'eux, mais à ma façon. Je ne veux pas être celui qui coure le plus vite dans la cours d'école. Je veux être celui qui aura remarqué les détails sur le bord du chemin et qui aura su les intégrer et les transformer en matières pour d'autres futurs jeux possibles.
Puis les années collèges et lycées sont arrivées. J'ai renoncé un peu plus en refusant de jouer le jeux du garçon qui étale sa soi-disant vie sexuelle épanouie. Je garde les détails pour moi. Me vanter pour jouer au garçon ne m'interesse pas. Le mystère est bien plus riche à mes yeux. Je ne me jette pas dans les bars, comme ils font tous, pour fêter leur majorité. J'ai 18 ans et qyu'est-ce que ça change? Je ne suis pas libre pour autant. Je m'astreints à ne surtout pas adopter leurs codes. Etre dans cette exagération adolescente masculine m'ennuie. Après, quoi?
Vient le temps des études, de l'armée, du service militaire. Il faut jouer bien souvent des coudes, écraser son voisin, ne pas flancher, rester droit. J'apprends à mes dépends que ce moule n'est pas fait pour moi. Trop tard, je suis piégé.
Je dois utiliser un fusil, tirer et mettre dans la cible. Soit. J'apprendrai et je réussirai, à ma façon. Sans mettre en avant ma performance, sans mettre en avant la force physique qui me pousse malgré tout parfois. Je ne tiens pas les conversations masculines habituelles de réfectoire, d'officiers. Je sens bien que l'on me regarde avec de grands yeux d'étonnement au mieux, suspicieux au pire, mais je m'en moque.
Je renonce à la compétition du plus gros muscle parce que ma force ne réside pas là dedans. Les dindes de la gym peuvent continuer de pérorer!
Je renonce à être ce garçon que l'on veut que je sois. Je suis une salle tête de con et je le revendique. C'est ce qui m'a aidé à tenir la distance lorsque je changeai d'endroits, de lieu, d'amis.
Ca n'est ni une fierté, ni une honte. C'est.
Avec le temps, j'ai pu reconquérir certains pans de cet homme auquel je ne comprenais rien. Je cisèle encore aujourd'hui les contours de l'ensemble pour en faire une pièce solide et la plus honnête possible.
Ce même travail existe-t-il ailleurs, chez d'autres?
Chevtete

16 avril 2008

Je suis mauvais

Je suis un mauvais chargé de communication. Il paraît que je ne comprends rien, que je ne fais pas ce que l'on me dit, que je n'arrive pas à suivre les incohérences de ma chef, sa folie et son hystérie.

Je suis un mauvais collègue car je n'écoute pas assez les pleurs, les rancunes, les histoires de chacun. Je ne compatis pas mais pousse les gens à résister.

Je suis un mauvais blogueur. Il paraît que mon blog n'est pas très passionnant en plus de ne pas être très beau. Il paraît que je privilégie trop mon nombril plutôt que celui des autres.

Je suis un mauvais ami. Je néglige souvent les liens, garde mes distances et m'enferme dans mon silence. Il paraît que je ne donne pas assez et que je n'apporte pas grand chose au final.

Je suis un mauvais amour. Je n'accepte pas la dépendance, je freine quand je manque d'air et ne prends rien au sérieux.

Je suis un mauvais frêre. Je ne vois pas quand ça ne va pas, quand la solitude est lourde à porter et qu'il s'agit de soulager. Je ne sais que m'éloigner.

Je suis un mauvais petit-fils. Je n'ai pas su entendre la douleur, ni percevoir tous les appels. Je n'ai pas su être présent quand le besoin s'en faisait sentir. Je n'ai rien vu venir. Je n'ai rien pu faire.

Je suis un mauvais fils. Je n'étais pas là quand elle a flanché. Je n'ai pas su la protéger. J'ai ressenti ma peine comme un couillon. Je n'ai pas su tout soutenir, tout embellir, tout alléger. J'ai tout raté. Depuis, la tristesse, la culpabilité me rongent de l'intérieur.

Je suis mauvais parce que je m'efforce de tenir dans la tempête quand d'autres auraient, depuis longtemps, admis leur défaite. Je suis mauvais car je resterai debout, tenant tête à tous les fous! Je suis mauvais comme l'herbe. Regardez-moi pousser!

08 avril 2008

Le visage balafré

Je ne sais pas si quelqu'un d'autre que moi se souvient de ce film d'Almodovar, datant de 1992-93, qui s'appelait Kika. Je ne pense pas être le seul à m'en souvenir, mais là n'est point la question. Il y avait dans ce film un personnage féminin, joué par Victoria Abril, qui s'appelait, en espagnol, Andrea Caracortada, littéralement Andréa Visage coupé, traduit en français Andréa La Balafrée.

Acctda

Ce personnage, tordu à souhait, arborait fièrement une cicatrice sur le visage, accentuée par un maquillage rouge sang, qui était censé montrer son visage défiguré. Pourtant, elle en avait fait une marque de fabrique puisqu'elle se l'était infligée volontairement après une rupture amoureuse douloureuse. Le visage avant la blessure était beau, fin, charmant. La balafre est venue contrarier tout cela et détruire la beauté qui régnait parmis les traits d'Andréa. Mais elle en était fière!

En marchant dans la rue, à la salle de sport, dans les magasins, il m'arrive de croiser des garçons au visage superbe. Les traits sont fins, masculins; ils sont presque des statues de dieux grecs tant la beauté de leur visage confine à la perfection. Certains portent cette beauté avec humilité et candeur, d'autres avec morgue et mépris, conscients d'être les détenteurs d'une des clés de l'humanité : la beauté physique.

En étudiant un peu plus ces personnes, je m'apercevais alors qu'il y avait bien une catégorie "d'élus" qui, profitant d'un héritage génétique heureux, misait tout sur leur aspect physique, jouait de leur beauté comme d'autres auraient pu jouer de divers accessoires (vêtements, voitures, animal...). Ils marchaient, se déplaçaient en brandissant leur beauté comme on brandirait un bouclier. Toute leur personne reposait dessus. Je le sentais.  Leur physique était, pour eux, l'armure qui soutenait tout chez eux. Et le personnage d'Andréa m'est revenue en mémoire. J'ai alors pris conscience de la fragilité de cet orgueil qui met en avant des traits réguliers et qui pourtant sont si fragiles...

J'imaginais un instants ces très beaux visages, déformés, cassés, scarifiés, balafrés par des aléas de la vie. Ces aléas peuvent, hélas survenir. Un accident est si vite arrivé. Et alors, qu'arrive-t-il à ces personnes? Que se passe-t-il dans leur tête pour surmonter le fait de passer de cette catégorie des gens parfaits physiquement, à celle des Quasimodo? Que fait-on de l'orgueil, de l'apparence, du jugement des autres qui jusque là n'avait été qu'à son avantage?

Ces questions m'ont fait remettre la beauté en perspective. Je ne suis pas le plus beau, je m'en accomode malgré ces injustices que je croise quotidiennement. Je réalise que l'on peut briller par d'autres aspects et qu'il faut avoir d'autres choses dans sa vie, dans sa personnalité pour ne pas s'en tenir à un élément si fugace tel que la beauté.  Ces gens là en ont-ils seulement conscience ou bien sont-ils réellement dans leur tour d'ivoire, persuadés que rien ne peut arriver et que tous ces attraits vont durer?

Est-il plus triste et dramatique de perdre quelque chose que l'on a toujours eu involontairement ou de courir après quelque chose que l'on n'aura sans doute jamais, même volontairement?

Stgr

Je me pose de ces questions, parfois!

05 avril 2008

"Just my imagination once again, running away with me"

Pour une fois j'écris une note qui sera un peu tarée (comme d'habitude diront certains) mais j'ai tellement envie de m'amuser ces jours-ci, de délirer un peu, d'apporter ce soleil qui nous fait sacrément défaut, que je me laisse aller. N'y prêtez pas plus d'importance que ça. Restons légers.

Ah, cette musique qui m'a fait entrer dans cette salle immense. Poum-poum, la basse m'attire, je regarde un instant cette gigantesque piste de danse où tout le monde semble s'amuser. Je scrute un peu plus attentivement et je m'amuse. Je les reconnais, ils sont venus, ils sont tous là... Je vois dans un coin, sur le bord, sans danser vraiment, le sieur Ubik, dubitatif à l'idée de bouger sur cette chanteuse peroxydée qui lui "casse les oreilles" depuis tant d'année. Il ne succombera pas à son groove. Pourtant devant lui s'agitent frénétiquement cette paire improbable et entrainante à souhait, Yepboy et La Fée, qui ne semblent pas être dérangés par la chaleur montante de la piste. Je tourne un peu le regard et je vois, presque en train de danser et surtout portant un regard ironique et amusé sur son entourage, MarcelD. Il semble évacuer la pression. Non loin de lui, Ditom rit, s'amuse comme s'il était dans le métro, l'iphone sur ses oreilles. Il y a longtemps que la musique l'a emporté, lui.

Je lève un peu le regard et j'aperçois, près du DJ, comme détenteur des secrets de la soirée, Dfp qui discute religieusement avec Demonz. Ce dernier sourit avec éclat aux propos de son ami, une petite flute de champagne vibrante aux rythmes de la musique dans la main. Oizo, est sur la piste, devant eux. Particularité, il a apporté sa propre musique, qu'il écoute, les écouteurs de son ipod vissés dans ses oreilles. Ailleurs et ici en même temps.

Je vois non loin du petit buffet dressé à l'occasion de cette jolie soirée, le capitan et le Jul qui se dandinent et dégustent des petits fours aux saveurs exotiques. Une inspiration pour une future recette? Non loin d'eux, ce lutin d'Orpheus qui se plait à essayer ce nouveau morceau et à montrer sa capacité à danser sans retenue. Il m'amène toujours un sourire. Il s'amuse. Fcuk, qui n'était pas venu depuis très longtemps est là aussi. On peut le reperer de loin, il brille car il a sur lui des sortes de petits néons scintillants. Il a encore succombé au dernier gadget techno.

Je tourne le regard, j'aperçois Matoo, acompagné d'un groupe d'amis. Il est assis sur les marches du petit escalier descendant du vestiaire. En pleine discussion, il semble refaire le monde ce soir. Nico semble tout juste arrivé et se rapproche à son tour du buffet. Il a aperçu des connaissances et espère en faire de nouvelles. Ron, près de l'entrée discute avec le service d'ordre, semblant recueillir des confidences sur la star de la soirée.

Pendant ce temps là, Atypik, toujours bien présent sur la piste, semble se lacher et s'amuser. La musique s'est accélérée, lui aussi. Chronolog, accompagné de sa moitié, délire en imitant Marion Cotillard recevant son oscar. Il me fait rire de loin. Je détourne le regard et j'aperçois le bel Adam, mystérieux, bougeant doucement en rythme, fixant quelqu'un. La musique effrenée pourtant n'aide pas à la langueur. J'aperçois aussi Chickenbaby et Spicynico qui discutent sur le bord de la piste, prenant des poses pushy pushy. Rien n'y fait, ils sont dans leur délire. Fiuuu et Buel partent vers le bar, la chaleur leur a donné soif semble-t-il. La musique continue cependant, les morceaux s'enchaînent et s'agitent. Mon regard les suit et me fait découvrir Mme M accoudée au bar déjà en discussion avec le barman, tout sourire.

Et je respire enfin, car tu es là. Je ne suis plus seul, je peux m'amuser totalement, you're the one.

Mon imagination a fait et fera le reste. Quand j'aime ou apprécie, je rend hommage.

Crowdy

01 avril 2008

Je m'entraine à ne pas perdre une seconde

Il paraît que le printemps est bien là?

Il me faut le prouver, une fois de plus.

A vous de trouver sur quelle photo je suis effectivement très printannier...

Photo 1 : Téléchargement assy2.JPG

Photo 2 : Téléchargement assy3.JPG

Photo 3 : Téléchargement assy4.JPG

Et comme je suis un bon chevalier, je vous donne la réponse ici Téléchargement fool.JPG !!

Enjoy!

08 mars 2008

Je suis Madonna!!

Je suis tellemeeeent Madonna!!