il y a du rose dans l'air
Et me voici revenu d'un long week-end passé à Toulouse...
Il a démarré fort mal grâce à cette fabuleuse compagnie aérienne orange (EasyJet, pour bien les citer), qui à l'aller m'a mis 6 heures de retard dans la vue (quand on arrive à l'aéroport à 5h30 du matin, ça fait mal!) et au retour 1h30 de retard... Je crois que je vais me mettre à adorer la SNCF finalement!
Bref. Sous un ciel gris comme je n'en avais pas vu depuis des jours, heureux parisien que je suis, j'ai pu passer quelques jours "reposants" à Toulouse, en famille : un père fatigué mais toujours aussi en "forme", une mère absente encore plus barée que d'habitude et une soeur présente et toujours aussi grande gueule.
Mais bon, c'est ma petite famille, je n'en ai pas d'autres mais parfois quand nous sommes réunis je me dis souvent "quelle famille de fous!". Les autres sont-elles comme ça?

J'ai retrouvé, dès l'aéroport, la plus belle des chiennes (F....k, ceux qui pensent le contraire après tout) et j'ai pu déambuler dans Toulouse, marcher sur les traces de mon passé étudiant.
C'est drôle mais quand je repense à ces années, il me vient surtout un mot : ennui. Je ne me suis jamais autant ennuyé que lors de ces années passées à Toulouse entre 18 et 23 ans. Je trouvais le temps long, si long... La routine de ces années me encore des frissons lorsque j'y repense. Quelle barbe! Quel monotonie. Je n'avais qu'une hâte : partir.
Le service militaire (et oui) a été la première fuite salvatrice. J'ai pu partir loin, très loin et découvrir d'autres personnes, d'autres milieux... Quel bien cela m'a fait. Puis je revenais, enfin, à Paris, où l'oxygène qui me manquait, est revenu.
En vieillissant, les retours à Toulouse, sont souvent douloureux car les souvenirs y sont vivaces à chaque coin de rue. Et je réalise enfin, après toutes ces années, que j'y a fait plus de choses que je ne le croyais et que malgré tout, j'avais pu expérimenter les fameuses premières fois (dans pas mal de domaine) là-bas.
Mon sang est toulousain, mon coeur est parisien. Quel affreux mélange cela fait!

La rue de la Pomme où réside le "Shangaï", haut-lieu homo au début des 90's à Toulouse. J'ai du y user des fonds de culotte sur les bancs de cette école là...

Le dôme de Lagrave, le Pont Saint-Pierre et la Garonne. Situés pas très loin de la fac, j'ai dû arpenter cet endroit souvent pour traverser le fleuve et aller chez ma meilleure amie.

Le Pont Neuf. Et oui, Toulouse aussi en a un. Un peu derrière, se trouve l'île du Ramier. Les plus anciens savent à quoi je fais allusion...

Combien de fois, en rentrant de la fac pour aller au métro, je suis passé sur cette plaque en pensant à cette tête séparée de du corps? On marche dessus avec insouciance cependant.

@ Chevalier Fabien : J'en connais un autre... :)
Rédigé par: Enguerrand | le 13 mai 2008 à 23h02
Moi je suis fouuuuuuuuuuuuu de ma chienne !!! Je parle d'Annabelle la bulldog ..a bon entendeur !
Rédigé par: chevalier Fabien | le 13 mai 2008 à 22h31
@ La Fée : Ne me dis pas que tu as fréquenté cet endroit? Si ça se trouve on s'y est croisé ;)
Rédigé par: Enguerrand | le 13 mai 2008 à 22h12
Quand j'étais jeune j'aimais bien moi le shangai c'était exotique ... ;-)))
Rédigé par: la fée | le 13 mai 2008 à 13h42
@ Orpheus : Heu... Si j'étais célibataire, je dirai plus. Mais j'ai un reste de réputation à conserver ;)
@ Buel : Ca me rassure... Quoique...
@ Oizo : Merci à toi ;)
Rédigé par: Enguerrand | le 12 mai 2008 à 21h49
bon retour parmis nous !
Rédigé par: oizo | le 12 mai 2008 à 21h41
Charmante ville qu'est Toulouse.
Mis à part, je te rassure, chez moi aussi j'ai très souvent entendu "quelle famille de fous". Elle l'est à sa manière.
Rédigé par: buel | le 12 mai 2008 à 21h07
trop la classe, on voit même que le duc a pu en griller une dernière !
(sinon, on peut avoir des détails sur les fonds du culotte et l'île du Ramier. merci d'avance)
Rédigé par: orpheus | le 12 mai 2008 à 20h38