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18 mai 2008

Deux jours à tuer

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Quand nous avons deux jours à tuer, sans but aucun, sans motivation non plus, que faisons-nous? Nous n'envoyons certainement pas tout ballader. Nous ne disons pas "merde" au boulot", à notre moitié, à notre famille, aux amis et aux gens en général.
Nous nous trouvons une pseudo-occupation pour tuer ce temps en trop sans vraiment le savourer à sa juste valeur.
Or, c'est ce que fais Antoine, le héros du dernier film de Jean Becker (oui, oui, celui de "L'été meurtrier"). Il a tout pour lui : une situation professionnelle en or, une femme adorable, de beaux enfants, une belle maison. Et pourtant, il craque et va petit à petit, en quelques jours, tout détruire. Faire table rase de tout cela.
Le propos de l'histoire semble étonnant mais la fin vient lumineusement éclaircir le tout et donner à l'ensemble plus que de la cohérence, une émotion juste, fine et profonde.
J'aime quand m'emmène à un endroit en empruntant des sentiers originaux. En me trompant, en me détournant de l'évident (l'émotion lacrymale, les scènes "déchirantes" qui tirent en longueur"), ce film m'a captivé et m'a démontré que l'on pouvait merveilleusement servir son propos quand on ne se conforme pas à ce que l'on attend justement.
Albert Dupontel est fabuleux. Il ne joue pas de sa force naturelle et met en avant une retenue qui apporte à son "pétage de plomb" un côté raisonné, pensé, lucide extrêmement intelligent.
Je n'en dis pas plus, je ne veux pas vendre la mèche...

Pour ma part, je bavais devant l'écran lors de la scène au travail, où il ridiculise avec finesse et humour un client de son agence publicitaire. Aurai-je les couilles un jour de faire pareil? C'est un autre débat.


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Commentaires

@ Orpheus : Chiche? :)
@ MarcelD : Ah? Il te fait si peur que ça?

Albert, dès qu'il apparaît à l'écran, il fout les chequottes même quand il ne dit rien... Surtout quand il ne dit rien!

J'ai flashé exactement sur la même scène de réunion... comme quoi...

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