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avril 2008

29 avril 2008

Et tu seras toi, mon fils!

Un jour j'ai renoncé à ma masculinité. Ca n'est pas venu d'un seul coup. C'est venu plus insidieusement, plus sournoisement.
D'abord dans la cour d'école. Une énième cour, un énième déménagement, toujours les mêmes murs, les mêmes horizons et les mêmes protagonistes. Ces garçonnets qui jouent au foot, qui courent dans tous les sens, qui frappent, cognent et inventent des jeux stupides. Je les regarde attentivement et déjà je renonce un peu. Je ne veux pas être comme eux, à courrir après un ballon pendant des heures. Cela ne m'interesse pas. Je veux bien jouer, prendre des risques en étant aussi casse-cou qu'eux, mais à ma façon. Je ne veux pas être celui qui coure le plus vite dans la cours d'école. Je veux être celui qui aura remarqué les détails sur le bord du chemin et qui aura su les intégrer et les transformer en matières pour d'autres futurs jeux possibles.
Puis les années collèges et lycées sont arrivées. J'ai renoncé un peu plus en refusant de jouer le jeux du garçon qui étale sa soi-disant vie sexuelle épanouie. Je garde les détails pour moi. Me vanter pour jouer au garçon ne m'interesse pas. Le mystère est bien plus riche à mes yeux. Je ne me jette pas dans les bars, comme ils font tous, pour fêter leur majorité. J'ai 18 ans et qyu'est-ce que ça change? Je ne suis pas libre pour autant. Je m'astreints à ne surtout pas adopter leurs codes. Etre dans cette exagération adolescente masculine m'ennuie. Après, quoi?
Vient le temps des études, de l'armée, du service militaire. Il faut jouer bien souvent des coudes, écraser son voisin, ne pas flancher, rester droit. J'apprends à mes dépends que ce moule n'est pas fait pour moi. Trop tard, je suis piégé.
Je dois utiliser un fusil, tirer et mettre dans la cible. Soit. J'apprendrai et je réussirai, à ma façon. Sans mettre en avant ma performance, sans mettre en avant la force physique qui me pousse malgré tout parfois. Je ne tiens pas les conversations masculines habituelles de réfectoire, d'officiers. Je sens bien que l'on me regarde avec de grands yeux d'étonnement au mieux, suspicieux au pire, mais je m'en moque.
Je renonce à la compétition du plus gros muscle parce que ma force ne réside pas là dedans. Les dindes de la gym peuvent continuer de pérorer!
Je renonce à être ce garçon que l'on veut que je sois. Je suis une salle tête de con et je le revendique. C'est ce qui m'a aidé à tenir la distance lorsque je changeai d'endroits, de lieu, d'amis.
Ca n'est ni une fierté, ni une honte. C'est.
Avec le temps, j'ai pu reconquérir certains pans de cet homme auquel je ne comprenais rien. Je cisèle encore aujourd'hui les contours de l'ensemble pour en faire une pièce solide et la plus honnête possible.
Ce même travail existe-t-il ailleurs, chez d'autres?
Chevtete

27 avril 2008

1998, so far away

1998...2008, dix ans! Oui, c'est bien ça! Dix ans se sont écoulés et ils étaient fêtés hier soir au Bataclan pour les crazyvores.

Rappel pour le provincial qui lit mon blog. Les crazyvores sont la version anglo-saxonne des follivores, un mélange de variété internationale donc, des années 70, 80, 90 et 00. Généralement pétasse à souhait (Madonna, Kylie, Withney, Bananarama, Spagna, Samantha, Sandra...), disco-techno-house (boney M, Abba, Blondie, Snap, Dr Alban...) et rock aussi (heu...??), cette soirée attire une foule de plus en plus dense et de plus en plus chaude au Bataclan donc.

Hier soir, dixième anniversaire oblige, nous sommes arrivés à 21h00 et des poussières. Un peu de monde, mais pas encore la foule qui arrivera plus tard. Je me suis trompé de ce côté là, désolé mon chevalier! La déco est soignée, trés glitter, très argentée : des étoiles pendent du plafond, les murs sont couverts de tissu pailletés. Ca va être disco, benoit!

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Un orchestre joue sur scène. Le chanteur est le sosie de Bernie Bonvoisin. Il chante bien et accompagnée d'une Cindy Sander (mais en mieux), il revisite les tubes habituels : Abba, ACDC, etc... Rien de bien palpitant. Sur la piste, sont disposés de hauts cubes lumineux. Ca sent le gogo pour la suite...

Le rideau rouge sera tiré peu après minuit. Arrive Tonya (là, je m'arrête deux secondes sur le personnage : homme de son gentil état, j'ai eu la "chance" de le connaître quand il s'appellait encore "Tonio" et qu'il était portier au Shangaï à Toulouse. A chaque fois que je le revois, je replonge dans mes années découverte de la vie homo... Un bon souvenir quoi! Et je me rappelle aussi, cette histoire où en sortant de boite à 6h00, Tonio, déguisé déjà à l'époque en femme, marche dans la rue. Derrière ses "copines" l'appellent mais Tonya ne répond pas. La copine appelle (voix aigue de fausset) "Tonya! Tonya!". Pas de réponse. La copine, reprenant sa voix masculine normale : "Putain, qu'il est con ce mec!". J'en ris toujours...). Elle annonce l'arrivée iminente de la diva disco à tête de mort préférée de Salvador Dali : Amanda Lear.

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Très chic, dans un costume blanc qu'elle a volé à Madonna lorsqu'elle chantait Music dans le Confessions tour. Pas trés inspirée, elle entame son Love boat remix et Nina Simone ensuite. Bof... Le public à la fin réclame, contraint et forcé, poussivement "une autre, une autre!!". Mais problème technique, soit-disant, la dite Amanda ne veut pas revenir. Merci pour les 3000 €, à bientôt mes poussins!

La soirée commence alors enfin! La musique se déverse habituellement. Originalité amusante cette fois, on peut envoyer des sms à un numéro et ces sms s'affichent sur des écrans. Etant accompagné de mon chevalier, du sieur Lecapitan, du sieur Beausourire et de celuiquifaitsourire Beausourire, nous nous y sommes donnés à coeur joie!

Extraits:

"Vive lecapitan! Tu es sexy!", "On se le fait ce plan à 3 ce soir? Chiche?", "Bouge ton corps, Modjo", "J'ai trop chaud, j'ai la raie comme un caniveau"...etc...

Puis deuxième intermède avec l'arrivée de Marta Walsh, soit disante chanteuse des weather girls... Mouais, chiante au possible avec sa techno trop marquée 90's. Je n'ai pas aimé. Elle est gentille cependant et dégage une pêche certaine.

Juste après (je crois), arrive Ru Paul, emperuquée et scintillant comme un "discret" sapin de noël. Il "chante" ses trucs et finit avec Marta avec "It's raining men". Là, enfin, toute la salle s'amuse et chante avec elles.

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Le reste est flou et la fatigue est vite arrivée...

Une soirée drôle et décalée mais finalement (je n'aurai jamais cru écrire ça un jour), les dix ans des follivores étaient mille fois plus drôles car ils se prenaient moins au sérieux, il me semble...

Mais je reviendrai.N'est ce pas ce que je fais toujours?

Je tiens à signaler devant chacun ma minute autiste de la soirée : planté à 1 mètre de mister Yepboy, je n'ai pas osé ou su le saluer gentiment. Je lui présente mes excuses (mais bon, ca n'est pas au plus jeune de venir présenter ses respects au plus âgé??).

26 avril 2008

Dans la boutique de bonbons

Merci mon cher Ubik! A ta demande, et à ma demande général, je parlerai donc du dernier album de Madonna, Hard Candy.

Que dire qui n'ai pas déjà été dit partout ailleurs?

J'aurai l'impression de ne rien dire de plus original que les autres.

C'est un excellent album qui mélange intelligemment un son urbain (comme disent les américains) aux sons du début des 80's : Shalamar, Chaka Kan, Jacksons 5, Bee Gees, Kool and the gang etc...

Ce qui en fait son originalité réside dans ce qu'a pu apporter Madonna. Son empreinte apparaît bien souvent au détour d'une envolée, au détour de paroles bien incisives, au détour d'un phrasé musical que l'on a déjà entendu chez elle auparavant.

Cependant, pour moi, l'album, à l'instar de son titre, peut être lourd à digérer à la longue! Les chansons semblent toutes être sur le même ryhtme, sur le même son. Il n'y a pas de chanson plus profonde que ça (comme il pouvait y en avoir sur Confessions, avec par exemple "Forbidden Love, qui faisait en outre, prendre au tempo une autre direction). Ici tout est servi pour danser avec un petit coup d'oeil dans le rétroviseur.

Les chansons produites avec Pharell Williams sont celles que je préfére, à l'exception de Miles away, produite avec Justin Timberlake.

Néanmoins, cela reste bien au dessus du lot de la pop actuelle car si l'on écoute attentivement (au casque notamment), les couches de musiques sont trés riches : enchevetrements, arrêts, bips-bips, guitares, pianos, cloches, synthés...Tout est là. Et cela donne à l'ensemble une pêche qui permet d'aborder de printemps sans soleil avec sourire et énergie!

Je suis curieux de voir cependant comment il va vieillir et comment il va être adapté sur scène cet automne.

J'aime.

Il faut qu'il vive maintenant...

Hc3

24 avril 2008

Sexes antédiluviens

En ayant toujours l'art de me poser les grandes questions, me vennaient à l'esprit ce matin toutes ces réflexions sur la sexualité (l'homo bien sur...) et l'histoire.
Explications excentriques de ma part.
Nous avons la chance d'être plongés au coeur d'une époque où le sexe, sans être véritablement dominant, règne sans partage. Véritable moteur de toute chose depuis des lustres, il est actuellement ce qui fait vendre, ce qui fait acheter, ce qui fait délirer, ce qui fait se droguer (parfois), ce qui fait aimer aussi, accessoirement. Nous avons pour assoir nos fantasmes ou nos jeux sexuels, autant d'objets, de supports propices à nos érections. Films, sites internets, journaux, photos, clubs, back-rooms, saunas, bars, tout cela nous permet de rencontrer, de toucher, de s'offrir à qui nous plaira ou même, nous permet d'avoir une sexualité individuelle (les garçons comprendront).
Colfo1
Il nous suffit d'un clic, quand l'envie nous prend, d'ouvrir tel site pour regarder du porno de plus ou moins bonne qualité et lâcher notre substance génitrice. Nous avons cette possiblité, cette liberté.
Mais avant? Avant toutes ces "fabuleuses" inventions, il faisait comment le garçon (homo, c'est lui qui m'interesse) pour titiller son imaginaire érotique? Sur quel support s'appuyait-il pour libérer toutes ses pulsions ?
A la préhistoire, je l'imagine, plus ou moins seul dans la nature. A cette époque, l'heureux homme n'a pas sur lui le poids de ces grandes choses que sont les religions monotheistes. Pas de tabous à proprement parler. Il doit sans doute passer à l'acte avec un partenaire sans trop savoir si c'est bien ou mal, agissant sous le pouvoir d'un plaisir direct et simple, j'imagine. Quand il est seul, pour se "délasser", se met-il à dessiner des hommes dans certaines situations? S'approche-t-il, doucement, en cachette d'autres personnes plongées en plein ébat? Je ne sais pas, cela m'amuse d'imaginer ce qu'il pouvait bien pouvoir faire.
L'Antiquité a vu installer la relation homosexuelle dans quelque chose de plus pédagogique, où le plus jeune pouvait tirer un enseignement se son "père" philosophique. Là, les supports apparaissent : peintures murales sans équivoque, sculptures d'hommes nus brandissant leur virilité, petits dessins érotiques... Le jeune garçon pouvait trouver un support pour débrider ses fantasmes. Il pouvait "baiser" comme il le voulait, la morale religieuse n'était pas encore entrée en jeux. L'heureux homme.
Comment faisait-il? Soulevait-il des toges masculines? Matait-il aux bains publics? S'amusait-il avec des esclaves quand il en avait? Pensait-il, lors de séances solitaires, à des gladiateurs virils et musclés ou bien ce genre de canons de beauté à l'époque n'étaient-ils pas en vigueur?
Merc
Et le petit page du Moyen-Âge? Se soulageait-il avec des animaux, des serfs, d'autres damoiseaux? Celui-là est mal loti. La religion chrétienne est venue poser une chappe de plomb imonde sur la sexualité différente, et en fait, sur la sexualité tout court. Il reste les étuves, les fonds de cour pour se soulager.
Rencontrer un bougre, un inverti, relève sans doute du défi, mais la chose ne doit pas être impossible. Après tout, le jardin des Tuileries, haut lieu de drague homo existe depuis des siècles...
Bien souvent la fortune apportait la solution. On n'était pas logé à la même enseigne selon que l'on était un manant, quasiment privé de tout, même du droit au plaisir sexuel, ou que l'on était un personnage illustre et riche (Gilles de Rais, si tu nous lis, bonjour!).
Non,non il n'y avait pas d'IEM au coin de la rue où simplement aller acheter un DVD ou trouver un compagnon de soulagement! Point de tout cela.
Mais comment tenaient-ils? Projetaient-ils dans leurs esprits des images érotiques, comme nous pouvons être amenés à le faire simplement parce que nous avons accès très facilement à une imagerie porno homo importante? Parce que la sexualité masculine, surtout celle liée à l'onanisme, fonctionne comme cela, non? Par projection d'images ou situations plus ou moins chaudes. Or quand on n'en a jamais vu, que l'on sent que ca monte, que ça titille, comment faire? En imaginant simplement?
Le nombres d'histoires homos qui ont peuplé le cours de l'histoire m'amènent à penser que, sans les mêmes moyens, les mêmes contextes, les mêmes "matériaux", nos ancêtres bougres s'en sont très bien sortis.
Bbb
J'imagine...

22 avril 2008

Nos 5 ans!

J'ai regardé tout un tas d'anciennes photos, autant d'invitations à la vie.

Certaines disaient "Venez tout simplement!",

d'autres criaient "Vous aurez du bon temps!".

C'était le début, tout juste vers 2003...

Quand on est plus jeune, on pense trouver l'amour.

Très facilement, sans aucun détour,

en étant alors certain de ne jamais s'ennuyer.

Et nous ne nous sommes jamais ennuyés,

Nous avons été trop occupés de nous-même.

Nous ne nous sommes jamais ennuyés,

Nous avions tant de batailles à mener.

Nous espérions simplement, qu'avec le temps,

tout redeviendrait plus calme.

Je suis souvent parti, au loin, par delà la mer,

te laissant seul, assis sur une chaise.

Et cette voix qui chuchotait :

"Fais attention, prends soin de lui, sinon tu perdras tout"

Bien après 2003...

Les années ont filé rapidement,

Je reste là indéfiniment, la tête posée sur tes genoux,

Sans jamais m'ennuyer.

Car nous ne nous sommes jamais ennuyés,

nous étions trop occupés de nous-même.

Nous ne nous sommes jamais ennuyés,

Nous avions tant de batailles à mener.

Nous espérions simplement, qu'avec le temps,

tout redeviendrait plus calme.

Maintenant, je suis toujours à tes côtés,

Vieillissant, les années ont passé

2003 est loin...

Et tous ceux que j'ai salué, embrassé ou aimé,

sont partis ou se sont éloignés,

Pourtant, je n'aurai jamais imaginé,

que tu serais toujours resté

avec moi.

En 2008.

Car nous ne nous sommes jamais ennuyés,

nous étions trop occupés de nous-même.

Nous ne nous sommes jamais ennuyés,

Nous avions tant de batailles à mener.

Nous espérions simplement, qu'avec le temps,

tout redeviendrait plus calme.

(Pour toi, pour nos 5 années tumultueuses et formidables)

19 avril 2008

Et vous?

Ca, c'est le genre de truc qui me fait hurler de rire!

Je ne l'avais pas revu depuis 1998 et j'en souviens comme si c'était hier.

Mdada

C'est une grande dame, toujours digne en toute circonstance. La preuve? Ici.

Ca ne dure que 3 à 4 minutes et je ne m'en remets pas. Elle rejoint mon panthéon du ridicule où tronait ma grande amie Line Renaud.

Enjoy!

18 avril 2008

En rêve, je vais sur la colline

Une semaine très dure au nouveau boulot de ma MDHS* (*mairie des H auts de S eine) vient de s'achever. Elle me laisse pantois, crevé, saoulé. Mon opinion sur l'hystérie des femmes et sur ce qu'elle leur fait faire en sort renforcé.

Je regrette d'être aller si vite me fourrer dans la gueule du loup. Peut-être aurai-je dû continuer de chercher d'autres boulots après l'armée? Car là, cela relève de l'asile!! Si je pouvais raconter tout dans les détails, on ne me croirait pas et surtout on en frémirait de peur...

Heureusement, je tiens bon et j'ai des refuges bien à moi.

"La nuit descend, Enguerrand s'endort,

En rêve, il va sur la colline...."

On connait la suite.

"Oublie tout tes petits chagrins
ils reviendront dès demain..."

17 avril 2008

Du Hard Candy comme s'il en pleuvait...

Alors après avoir pu entendre de longs et bons passage des chansons de Hard Candy de Madonna, je donne mes premières impressions...

Juste un feeling, rien de définitif. Vivement le 25!! (Pas vrai mon cher chevalier? Mon cher Ditom? Mon cher Ubik?)

Plus il y a de chevaliers sous le titre, plus je trouve la chanson à mon goût (et ça n'est que mon goût!)

Candy shop

Knigty Knigty_2 Knigty_3

4 minutes

Knigty_3Knigty_3Knigty_3

Give it to me

Knigty_3Knigty_3Knigty_3Knigty_3Knigty_3

Heartbeat

Knigty_3Knigty_3Knigty_3Knigty_3

Miles away

Knigty_3Knigty_3Knigty_3Knigty_3Knigty_3

She's not me

Knigty_3Knigty_3Knigty_3

Incredible

Knigty_3Knigty_3

Beat goes on

Knigty_3Knigty_3Knigty_3

Dance tonight

Knigty_3Knigty_3Knigty_3Knigty_3

Spanish lessons

Knigty_3Knigty_3Knigty_3

Devil wouldn't recognize you

Knigty_3Knigty_3Knigty_3Knigty_3

Voices

Knigty_3Knigty_3Knigty_3

A suivre...

16 avril 2008

Je suis mauvais

Je suis un mauvais chargé de communication. Il paraît que je ne comprends rien, que je ne fais pas ce que l'on me dit, que je n'arrive pas à suivre les incohérences de ma chef, sa folie et son hystérie.

Je suis un mauvais collègue car je n'écoute pas assez les pleurs, les rancunes, les histoires de chacun. Je ne compatis pas mais pousse les gens à résister.

Je suis un mauvais blogueur. Il paraît que mon blog n'est pas très passionnant en plus de ne pas être très beau. Il paraît que je privilégie trop mon nombril plutôt que celui des autres.

Je suis un mauvais ami. Je néglige souvent les liens, garde mes distances et m'enferme dans mon silence. Il paraît que je ne donne pas assez et que je n'apporte pas grand chose au final.

Je suis un mauvais amour. Je n'accepte pas la dépendance, je freine quand je manque d'air et ne prends rien au sérieux.

Je suis un mauvais frêre. Je ne vois pas quand ça ne va pas, quand la solitude est lourde à porter et qu'il s'agit de soulager. Je ne sais que m'éloigner.

Je suis un mauvais petit-fils. Je n'ai pas su entendre la douleur, ni percevoir tous les appels. Je n'ai pas su être présent quand le besoin s'en faisait sentir. Je n'ai rien vu venir. Je n'ai rien pu faire.

Je suis un mauvais fils. Je n'étais pas là quand elle a flanché. Je n'ai pas su la protéger. J'ai ressenti ma peine comme un couillon. Je n'ai pas su tout soutenir, tout embellir, tout alléger. J'ai tout raté. Depuis, la tristesse, la culpabilité me rongent de l'intérieur.

Je suis mauvais parce que je m'efforce de tenir dans la tempête quand d'autres auraient, depuis longtemps, admis leur défaite. Je suis mauvais car je resterai debout, tenant tête à tous les fous! Je suis mauvais comme l'herbe. Regardez-moi pousser!

14 avril 2008

Ils n'ont pas fait qu'un seul morceau

Après plus de deux mois passés loin du Bataclan, samedi soir nous a vu revenir pour les fameuses follivores.

J'y allais sans grand enthousiasme, je l'avoue, mais l'idée de m'amuser avec mon chevalier après les jours pénibles traversés était plus que bienvenue! Ainsi, après la très agréable et gargantuesque soirée passée chez le sieur Beausourire en compagnie de sa moitié et du Capitan et du Jul, nous nous sommes dirigés vers le Bataclan.

Peu de monde à l'arrivée, Sheila meugle déjà "Que vas-tu devenir? Aie un peu de respect! Aprends d'abord à vivre pourquoi n'es-tu pas gay?" et la piste reste vide. Ca n'est pas la foule des grands soirs, ça n'est pas les crazyvores.

Je ne reconnais pas trop les visages, les garçons passent, repassent, dansent, redansent. Bodoche est là. Il s'éclate comme d'habitude sur la piste de danse. Toujours seul, il chante tous les morceaux par coeur et adapte sa "chorégraphie" à chaque fois. Chantal, Sylvie, Sheila, Star'ac et toute la clique n'ont pas de secret pour lui.

Dans l'ensemble, la musique est mauvaise. Mauvaise car je la trouve répétitive. A force, le Dj pourrait se renouveler un petit peu, non? On en arrive à deviner ce qu'il va passer quand il est dans sa phase rock (les Rita, Katherine), new wave (Indochine, partenaire particulier) ou autre et passe le putain de même morceau pour chaque artiste. Il faudrait lui dire que Corine Charby n'a pas chanté que Pile ou Face (Boule de Flipper est pas mal aussi) et que Mylène Farmer n'a pas fait que Désenchantée!!! Mais je demande la Lune et puis tout cela est dérisoire au final.

J'ai pu voir La Fée sourire et oser venir me saluer gentiment. Il a toujours un mot gentil qui me fait chaud au coeur (sans le savoir sur le moment) et me laisse toujours trés con sans trop savoir quoi dire ensuite... J'ai pu constater par la suite que des lèvres touchaient ses lèvres. Je n'en dirai pas plus, je suis un chevalier discret. Au moins, certains auront pu s'amuser à cette soirée.

La soirée dans 15 jours sera intéressante : les 10 ans des crazyvores. Je réfléchis déjà à la tenue et à la chorégraphie!

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