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mars 2008

30 mars 2008

Au dehors de ma fenêtre

Peu de choses arrivent à couper mon plaisir d'écrire.

Perdre un proche en fait partie.

Plus doué pour le silence, la douleur muette que les flots de larmes, mon mutisme, ces jours derniers ici, avaient cependant une raison.

Alors, après ces jours tristes, je reviens doucement.

Et j'ai envie de paix....

De paix... De voir s'il y a de la paix au dehors de ma fenêtre.

En tout cas, s'il n'y en a pas, il y en à l'intérieur.

26 mars 2008

Oh oui, monsieur, je peux danser le boogie

Alors, mon chevalier et moi sommes pliés de rire devant cette faaaabuleuse leçon de disco.

Nous faisons comme le monsieur et la madame. Nous nous entraînons à fond, pas après pas, roulements de hanches après roulements de hanches. Oh bien sur, cela ne vient pas facilement. Mais nous persévérons car devant un tel entrain, une telle joie de vivre, nous ne pouvons que suivre.

Suivre quoi?

Ca!

Promis, promis (je sens que je vais regretter ces deux mots là!), samedi soir aux Crazys, on fait la même démonstration, mais nous ce sera sur cette faaaabuleuse musique là!

Qui, pour nous suivre?

25 mars 2008

La lignée du poney

Oyez, oyez braves gens!

On a retrouvé la lignée du poney Milo!

Non, il n'est pas le descendant de Fester Adams, ni le fils caché de Mistinguet!! Non, non.

On a retrouvé son véritable ancêtre : Emile.

Et oui, la preuve? Ici!!

Frappant, non? Tordant en tout cas!

24 mars 2008

Le Q, l'aventure moderne?

Je ne sais pas si certains d'entre nous ont bien fait attention cette semaine à cette étrange nouvelle (mais fabuleuse pour les plus queutards!), qui est apparue sur internet : un des chanteurs d'Alliage, Quentin, a décidé, sous le pseudo de Q, de faire du porno.

Je ne tombe pas des nues car je savais que le monsieur était bel et bien gay. Ca, ça n'était pas un problème pour moi d'ailleurs. Non, ce qui me fait réfléchir là, c'est cette subite reconversion vers le X. Qu'est-ce qui a bien pu le pousser à aller vers le porno? Est-ce un défi artistique? Une façon de se prouver des choses à lui-même? Une autre manière de gagner un peu d'argent parce que les temps sont durs?

Je ne le juge pas. Au contraire. Je trouve qu'en 2008, oser franchir le pas vers le porno après avoir eu une certaine notoriété relève du défi, d'une certaine "aventure moderne". En quoi, me demandera-t-on? Pour l'autiste complexé que je suis le plus souvent, se montrer nu, révéler un bout de peau est un exploit. Alors quand je constate que ce Quentin, exposé par le passé aux yeux des foules de midinettes, exposé dans le milieu gay parisien aux mecs qui le cassent mais qui rêvent de se le faire, réussit ce pied de nez, se construit un très joli corps, s'exhibe et s'offre comme pas possible, je trouve cela amusant et assez fort! Il peut se le permettre, il est sexy et bien foutu, c'est mon avis.

Il y a aussi cet aspect, inconscient peut-être dans son aventure pornographique naissante, qui fait un doigt majestueux à la morale! Oui, quelqu'un de connu, ou qui l'a été, peut aller vers le porno. L'acte en soi est anodin, ce qu'il transmet ne l'est pas. Le sexe n'a rien de sale, rien d'abject, rien d'immoral. Le sexe entre hommes, et les codes qu'il véhicule, existe bel et bien! Les détracteurs et autres pissent-vinaigre peuvent détourner les yeux! Je défendrai toujours celui qui peut faire avancer les choses (même si ici, sans doute, il y a des raisons mercantiles ou un peu pathétiques) en ouvrant de nouvelles brèches, et ce, en le faisant librement et dignement.

J'ai pu voir des extraits de la video, il n'y a rien de bien choquant à mes yeux. Au contraire, je le trouve toujours sexy. Alors, je ne comprends pas toutes ces gorges chaudes qui ont été faites cette semaine sur le net.

Le porno choisi librement n'a rien de dégradant. Il n'impose aucun comportement au spectateur. Idiot celui serait qui voudrait l'imiter d'ailleurs, mieux vaut s'inventer ses propres jeux sexuels. Néanmoins, il reste, à mes yeux, un défi au puritanisme, aux radicalismex religieux de tous bords. En cela, je le trouve formidablement subversif!

Qqq 

23 mars 2008

Ces dieux qui partent en....

Imaginez un peu!

Une Artémis qui fait du footing, promène des chiens et qui en a ras-le-bol de vivre dans cette vieille maison brinquebalante au coeur de Londres avec tout le Panthéon! Et pour cause, Apollon est un mec sexy qui tire tout ce qui bouge, homme ou femme, qui passe à la télé et joue les rock stars, Athéna une fille à bésicles, intellectuelle incapable de se faire comprendre par les autres, Ares, un butch qui ne pense qu'à déclencher des conflits en Asie, Aphrodite, une pro du téléphone rose qui ne pense qu'au sexe du matin au soir, Eros, un gamin repenti qui verse dans le christianisme, Hermès, un mec cool et ultra sexy toujours en mouvement...

Tout ce petit monde cohabite avec plus ou moins réussite de nos jours alors que les humains ne croient plus du tout en eux et que la fin du monde arrive. Tout ceci se retrouve dans le jubilatoire livre "Les dieux ne valent pas mieux" de Marie Philipps.

Drôle, exubérant, inventif, subtil et jouant à merveille avec la mythologie grecque, l'auteur réussit à méler des grands thèmes tels que l'amour (deux mortels vont s'immiscer dans la vie des dieux et les "sauver" en quelque sorte), la mort (la description du royaume d'Hadès est fabuleuse) et la foi (Jesus n'était pas un dieu, il faudrait le dire aux mortels). Son écriture est incisive et percutante et ces dieux là des cabotins, des capricieux auxquels on s'attache.

Mention spéciale à un Zeus devenu sénile qui n'est le roi des dieux seulement que de nom.

Un livre divertissant et qui révise les classiques de la mytholigie de façon décapante!

Ldnvpm2

21 mars 2008

"Heu...vous savez, moi je serai en vacances..."

Parce que je ne finis jamais de rêver à mon nouveau travail dans ma MHS* (*Mairie des hauts de S eine), je pourrai raconter cette conversation téléphonique qui vient de faire une entrée fracassante à la première place de mon Top personnel "les conneries du travail".
Récit d'une courte et très "4e dimension" conversation téléphonique.
Ma collègue, la très sympathique Sagesse (je ne mets pas son vrai prénom. Les hellénistes auront compris, eux!), chargée des relations publiques devait appeler le service "jumelage" de la ville pour savoir si des événements pour la future fête de l'Europe le 9 mai prochain, allaient être organisés.
Eur1
Je retranscris telle qu'elle la conversation téléphonique, au mot près :
Sagesse : "Bonjour, madame Service jumelage, c'est Sagesse du service relations publiques"
Mme Débilette : "heu..." (pour marquer un gros blanc, signifiant une incompréhension totale)
Sagesse : "Ou si vous voulez anciennement service protocole"
Mme Débilette : "Ah oui! Bonjour"
Sagesse : "Je vous appelais pour savoir si, au titre du service jumelage, si des manifestations quelconque allaient être organisées avec nos villes jumelles, à l'occasion du 9 mai prochain, Fête de l'Europe?"
Mme Débilette : "Ah? Vous voulez savoir ça? Ecoutez, non, je ne pense pas. Et puis, vous savez, je serai en vacances, moi, à cette date là!"
Sagesse : "Heu...Oui, d'accord, mais il n'y a rien de fait de votre côté pour la Fête de l'Europe alors?"
Mme Débilette : "Non, rien n'est prévu."
Sagesse : "Et dans ce cas, sauriez-vous si d'autres services de la mairie auraient éventuellement prévu de réaliser quelques événéments à l'occasion du 9 mai?"
Mme Débilette : "Je ne pense pas, je ne suis pas sure, mais je ne pense pas. Oh, vous savez, je serai en vacances moi à cette date là!"
Sagesse : "Ah oui...Ok..."
Mme Débilette : "Mais par contre, si vous voulez plus de renseignements, vous pouvez demander au service... Voyons...Heu...Au service protocole!"
Gros blanc dans la conversation et grosse lassitude sur le visage de Sagesse à ce moment là.
"Merci Mme Débilette. Merci, au revoir".
Entrée directement en première position !

20 mars 2008

Dose de rappel à mon intention...

Parfois, j'ai envie de céder à la facilité.

J'ai envie de m'enfuir, de partir, de courir. Loin... Si loin...

Loin des pintades de mon boulot qui se prennent la tête et ont le chic pour se noyer dans un verre d'eau.

Loin des douleurs que je ne peux pas soulager.

Loin des choses que je dois faire, accomplir et que je rate souvent.

Mais la lucidité me reprend. Je réalise alors que j'ai plein de choses merveilleuses et que la vie, c'est ça. On va constamment de Charybde en Scylla. On a des moments fugaces de bohneur et la minute d'après, on tombe dans la peine la plus intense qui soit.

J'ai beau avancer en âge, cela me surprend toujours. On nous vend des vies parfaites, équilibrées et riches. J'ai bien peur qu'il ne s'agisse là que d'un mensonge. Triste néant...

Pour autant, ce contraste entre douleur et plaisir, nous fait avancer. Cela nous fait grandir. Cela m'endurcit un peu plus.

Alors Enguerrand, petit garçon bien naïf, reste là. Ne va pas trop loin. Etre fort, c'est aussi accepter d'être faible.

Du coeur et de la rage, du courage.

"I just woke up from a fuzzy dream,

and I never want to see

the things that I have seen.

I looked in the mirror and I saw your face,

you looked back through me, you were miles away

All my dreams, they fade away

I'll never be the same

If you could see me the way you see yourself,

and pretend to be someone else,

you always love me more, miles away

I hear it in you're voice, when we're miles away

You're not afraid to tell me : miles away

I guess we're at our best when we're miles away...

So far away...

                So far away...

                                  So far away..."

Madonna - Miles away (in Hard Candy)

Maw1

18 mars 2008

FATIGUE

(nom féminin, du latin fatigare)

Définition :

1) Sensation désagréable de difficulté à effectuer des efforts physiques ou intellectuels, provoquée par un effort intense, par une maladie, ou sans cause apparente.

2) Diminution objective des performances d'un organe tel que le muscle, après un fonctionnenement intense

3) TECHN. Endommagement d'un matériau provoqué par la répétition de sollicitations mécaniques et pouvant entraîner sa rupture sous des contraintes inférieures à celles résultant d'actions statiques.

Mon commentaire :

C'est mon état général ces jours-ci. Je plie sous la folie des heures qui passent, sous les soucis familiaux qui creusent en moi des puits de peine. Je plie sous la folie des filles de mon bureau et de ma chef en particulier. Je plie un peu à force de courir de tramways en tramways, de trains en trains, de troupeaux en troupeaux. Je plie sous le poids de mon corps.

Néanmoins, je sens que cette fatigue que je ressens actuellement relève plus de la troisième définition. Je connais une série répétée de "sollicitations mécaniques" qui m'usent. Et le pire, c'est que je m'en rends un peu compte mais que j'ai l'impression d'avoir encore plein de marge avant de m'écrouler. Je tiens bon, bon petit soldat que je suis! Merci mon chevalier pour faciliter tout ça.

Je cours, je cours! Personne ne pourrait m'assomer une bonne fois pour toute?

4mtstw

15 mars 2008

Beaucoup de soleil pour toi!

Sur quelque lit de douleurs que tu sois, je les sens aussi.

Si je peux t'amener un sourire, l'espace d'une seconde, j'en suis ravi. Mais bien piteux de ne pouvoir te soulager, te guérir et t'emporter.

J'ai une boule dans la gorge en imaginant ta solitude la nuit. Les douleurs rendent fou dans ces moments là.

Tiens bon, tiens bon, nous ne sommes pas loin.

Reste encore un moment, s'il te plaît.

Puisse cette douce chanson te parvenir au loin...

13 mars 2008

Des atouts sans amour

J'ai déjeuné ce midi avec ma toute nouvelle chef et toute nouvelle collègue de bureau. Nous nous retrouvons souvent  comme ça, à midi, pour déjeuner. Nous quitons le bureau et nous dirigeons au choix vers un petit restaurant, histoire de faire une coupure avec les choses de la mairie et de la communication.

C'est sympa car nous avons à peu près le même âge. Je suis le plus âgée, ma chef à 2 ans de moins et ma collègue (je ne cite pas les noms volontairement) tout juste 30 ans. Une même génération, donc. Mais ça n'est pas le seul point commun qui nous lie apparement...

Nous sommes tous les trois célibataires! Bon, d'accord, moi ca n'est qu'officiellement! Mais à leurs yeux je fais figure pour le moment d'ovni. Et la discussion est venue porter sur le célibat en général, la pression sociale, familiale quant au mariage, au fait d'avoir des enfants. Et ce qui ressortait de leurs propos à toutes les deux, c'était une grande solitude et un grand manque. "Quand la seule personne à qui vous parlez de tout un week-end, c'est la caissière de Champion, ça n'est pas réjouissant!" me dit ma toute jeune chef! Et là, je suis stupéfait. Elle est mignone, pas bête, a une très bonne situation mais, de son propre aveu, pas d'amis sur Paris, dont elle n'est pas originaire mais où elle vit pourtant depuis plus de 10 ans maintenant.

Quant à ma collègue, qui a eu des petits copains, tout comme ma chef, elle reconnait que passer ces soirées avec son chat n'a rien de très palpitant et nous confessait son bohneur si elle avait eu quelqu'un lors de moments pénibles traversés par elle récemment.

Je déjeunais avec Bridget Jones et Carrie Bradshaw sans le savoir. Et je percevais cette profonde solitude, cette mélancolie à être seul, sans véritable amour. J'essayais d'argumenter pour les remonter et vanter les mérites du célibat. En vain! J'ai alors réalisé qu'elles n'étaient pas des mecs et encore moins des homos et que pour elle le célibat tel que nous, nous le connaissons n'avait absolument rien de folichon!! Bien au contraire. Et cela m'a fait de la peine.

Je ne les voyais pas s'épanouir dans leur célibat comme je pouvais le faire lorsque je l'étais. La pression familiale est plus forte pour les femmes me semble-t-il. Et l'horloge biologique ajoute en pression elle aussi. Je ne connais pas ça mais j'ai pris conscience, en les entendant se livrer, que leur sort n'était pas si enviable qu'il y paraissait.

Elles me faisaient penser à ces veuves de guerre, qui ont perdu leur mari au front, qui savent la douleur, le manque, l'absence et se résignent peu à peu à ne plus rien attendre de la vie. Pourtant, je suis persuadé, et je le leur ai dit, qu'il n'y avait pas de fatalité et que la vie était surprenante parfois... Elles ont tous les atouts pour trouver leur amour à elles. C'est tout le mal que je leur souhaite.

Vff