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janvier 2008

30 janvier 2008

pain, amour et fantaisie...militaire

Paisurp

Ce qu'il y a de bien avec les "pots de départ" (Comme je déteste ces mots), ce que lorsque c'est nous qui l'organisons, nous pouvons inviter qui nous voulons. Out les cons qui nous ont fait littéralement chier pendant des années, out les connasses qui ont joué de leur cul comme va-tout pour monter plus vite dans la hiérarchie (oui, oui, même à l'armée), out les petits chefs aigris qui dépensent leur infime pouvoir sur leurs subordonnées parce que ca les fait bien bander, out les hypocrites qui vous ont fait de jolis sourires pendant tout ce temps tout en vous taillant un bien beau costume une fois votre dos tourné. Out toute cette galerie d'incapables, de mal-baisés, d'handicapés de la vie, de débiles plus ou moins profonds. Out! Out! Out!

"Freedom comes when you learn to let go"

Comme d'habitude, je fais dans la demi-mesure.

Pourtant, j'ai quand même réussi à faire venir pratiquement tout le cabinet de la croisade. Une bonne trentaine de personnes qui ne réunissaient que des visages bienveillants, et surtout, que j'avais plaisir à voir à ce moment là.

On pense, lorsqu'on accumule les rancunes, les colères, les déceptions, que le jour du départ sera celui du défoulement. Il n'en est rien. Je l'ai découvert ces jours-ci. Je préfère partir avec un petit peu de classe et la tête haute que de me mettre au niveau de ceux qui m'ont plus ou moins nuit. Et j'ai réalisé ce matin que finalement, c'était la meilleure méthode pour neutraliser leur connerie. N'a de prise sur nous que ce que nous voulons bien laisser avoir de l'emprise! Leçon numéro 1.

Je pensais ne pas être ému. Devoir faire un réel discours me semblait un pensum inévitable. Il est venu naturellement, sans papier, sans mot de travers. J'ai remercié ceux qui étaient là et qui comptaient pour moi. Le reste n'avait plus grande importance. J'ai aimé rappeler à chacun l'anecdote drôle plutôt que de parler de moi et de ma carrière-naine. Voir ceux qui comptent sourire à nos phrases est bien plus agréable. Leçon numéro 2.

Je pensais ne pas avoir assez de champagne, de coca, de jus de fruit, de pains suprises, d'amuses-gueules pour tous, il n'en a rien été. Tout a été englouti et cela m'a fait plaisir. Je suis bien trop compliqué comme garçon. Il y a une véritable usine à gaz dans ma tête parfois. Leçon numéro 3.

Dans deux jours, je débute mon nouveau travail. Cela m'angoisse. J'ai le chic pour me faire des montagnes d'un rien. Je ne changerai jamais. Leçon numéro 4.

28 janvier 2008

Il pleut des culs

Et pourtant le ciel était clair samedi.

Où allons-nous si nos chères crazyvores deviennent des orgies digne de la fin d'un empire romain des plus décadents? Où allons-nous, mon bon monsieur, si le Bataclan est transformé en lupanar géant où il suffit d'exhiber son 20 cm pour plaire à une foule? Où allons-nous? Et bien, danser, tout simplement.

C'était le cas notamment donc samedi soir aux traditionnelles crazyvores, au Bataclan. Bondée, bondée, très bondée même, la salle débordait de tous côtés. Et je confirme, qu'au bout d'une heure ou deux de cette soupe de garçons (assaisonnée aussi de quelques filles aux tendances non-définies), cela sent le fauve à plein nez. La cigarette disparue a permis aux odeurs de transpirations de rescuciter en beauté! Je propose quelque chose pour les gentils organisateurs : distribution d'échantillons de déo à l'entrée. Non seulement, cela leur permettrait de s'associer sur un "coup" avec une marque mais en plus cela rendrait tout le monde bien plus désirable.

Désirable devait être le mot d'ordre de la soirée, en effet. Invités au loin, une équipe d'acteurs porno venus faire la promo de... Heu, de quoi au juste? Je cherche encore. Je ne veux pas jouer les rabats-joie, ni les pères la pudeur mais l'exhibition était plutôt molle et le manque de réaction totale de la part de la salle m'a fait sourire. Nous n'étions pas, enfin je crois, venus pour assister à un spectacle de gogos en mal de reconnaissance, mais plutôt pour danser gentiment sur des perles pop : Kylie, Mika, Dépeche Mode, Barbra Streisand (Woman in love n'a pas eu le succès escompté... Evidemment, il met la plus naze de ses chansons, le dj), Beyoncé et autres sucreries dont il convient de faire une cure de temps en temps.

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Et le temps dudit intermède sur la scène, les acteurs pornos ont fini tout nus. Pour ma part, j'attendais le retour de la musique car cela trainait un peu en longeur. L'ambiance retombait comme un soufflé. Pffff... Tout dégonflé le Bataclan. Heureusement pour la gentille plèbe autorisée à contempler de visu de tels morceaux de chair, des cadeaux tombaient du ciel (ou plutôt étaient "délicatement" jetés dans nos tronches) depuis la scène par ces prix nobel du limage. Mon grand ami Paul a eu de la chance à ce jeu : il a reçu un DVD des acteurs en question sur la tête! Aïe! Il pleuvait des culs et c'est tombé sur lui! Quelle chance!...

La soirée agréable a pu ensuite reprendre. Mon chevalier, désireux de ne pas laisser le sieur Paul gagner côté moisson de DVD de Q a eu la chance d'être placé au bon endroit au bon moment puisqu'un tiers fortement aviné lui a donné carrément un coffret de 6 DVD de Q qu'il possédait déjà. Wouhaa, l'extase! Pour ma part, j'étais plutôt mort de rire car du coup, ledit chevalier a eu les mains embarassées par son coffret toute la soirée. Il pleut effectivement des culs au Bataclan, mais pour ma part, j'aurai préféré qu'il pleuve autre chose...

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(allez, je ne suis pas chien, je vous mets le verso aussi du lot gagné)

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Enfin, la palme du morceau de la soirée a été à mes humbles yeux, le classique et secouant Ray of Light de Madame la présidente.

"Zephyr in the sky at night I wonder
Do my tears of mourning sink beneath the sun"

25 janvier 2008

billes, scoubidoux et beaucoup d'heures de colle (2e partie)

Evidemment, comme je le précisais plus bas, j'ai eu une scolarité très encadrée, voir plus que stricte. Cela ne me calmait pas pour autant. On a beau avoir été le rebelle des bacs à sable (et l'être resté sans doute un peu), j'accumulais quand même les sanctions en tout genre pour mon comportement dissipé, extraverti, bruyant, tordu (et incompris la plupart du temps).

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Avec ce magnifique "outil pédagogique" qu'était le carnet de correspondance (cf photo ci-dessus), mes chers parents suivaient régulièrement ma progression en maths (la bonne blague), en français, en sport et aussi dans le domaine de la discipline. Qui n'a jamais eu de carnet de correspondance ne peut pas savoir quel calvaire c'est que ce cahier de plusieurs pages où tout est notifié, inscrit tant du point de vue des notes, que des sanctions. Un calvaire vous dis-je!! Plus de 20 ans ont passé. J'ai retrouvé ceux de 6e, 5e, 4e et 3e.

Edifiant!

Et amusant aussi...

Ainsi donc pour celui de 6e (image ici : Téléchargement sanct6.jpg ) je faisais déjà fort dans les avertissements. Les amateurs de champs lexicaux s'apercevront vite qu'un même et unique mot revient très (trop?) souvent et ce, tout au long de l'année.

Pour celui de 5e (image ici : Téléchargement sanc5.JPG ), la page est un peu moins remplie. J'étais dans une classe où il n'y avait que 4 filles! L'horreur!! D'où mon comportement relativement sage cette année que j'ai trouvée ennuyeuse à mourir.

Pour celui de 4e (image ici : Téléchargement sanc4.jpg) alors là, je me suis lâché! Ils avaient même dû rajouter une page "sanctions" à mon carnet. Je les cumulais comme des petites perles enfilées vitesse grand V! Et Hop, un avertissement! Et hop des heures de retenue!! La règle était sadique (mais chez les Jésuites, question sadisme on s'y connaît) au bout de 3 avertissements, on avait deux heures de retenues. Ayant toujours été glouton, on me voyait souvent le mercredi après-midi revenir tout seul au collège.

Enfin, celui de la 3e (image ici : Téléchargement sanc3.JPG ), je me complaisais dans le chahut. L'exclusion a été evitée cette année là à cause d'une seule chose : mon carnet scolaire n'était pas trop mauvais (archi nul en maths, le français m'a sauvé la vie). Mes deux compagnons d'indisciplines, mes deux meilleurs amis, n'ont pas eu la même chance. L'un a été renvoyé et l'autre (un garçon dont j'étais un peu tombé amoureux en plus, canon mais hétéro...Argh...) condamné, tout comme moi, à obligatoirement ne pas être dans la même classe que moi en seconde. Classes, les jésuites hein?

Avec le recul, toutes les causes de ces sanctions mutliples constituent les meilleurs souvenirs que j'ai de l'école.Est-ce que tout cela m'a vraiment appris à me taire? Oui, seulement en certaines occasions ;)

"This used to be my playground" dit la chanson... Elle a bien raison.

 

23 janvier 2008

Billes, scoubidoux et heures de colles

Sdcjpj

Hier matin, alors que je marchais dans une rue de la capitale, j'ai longé une cours de récréation d'une école primaire. Son architecture attire toujours mon regard car on dirait qu'elle a été construite pour les Barbapapas.

Située au coeur du 15e, non loin de la salle de sport où je vais me défouler, ses murs de briques rouges et cette sculpture en forme de doigts géant ne finissent jamais de faire courir mon imagination. Et hier matin, j'ai eu la "chance" de passer alors que tous les gamins étaient dans la cours de récréation. Ca braillait, ça criait, ça piaillait, ça appellait, ça courrait dans tous les sens. Bref, une joyeuse cacophonie émise par des gamis en bas âge. Pour une fois, je ne sais pas pourquoi, j'ai tourné la tête vers la cours de récréation et j'ai eu la vision des nains jouant au ballon, à l'élastique ou discutant le bout de gras appuyés sur un mur. La moyenne d'âge ne doit pas dépasser les 11 ans et cela m'a ramené, inévitablement, des années en arrière. Autant dire à la pré-histoire.

Comment étais-je dans ces cours de récréation? Qu'y faisais-je? Je changeais pratiquement tous les ans d'écoles, cela ne facilitait pas ma socialisation. Loin de là... Enfant déjà bien trop naturellement fantasque et dans son monde, ces changements incessants produisaient sur moi un effet un peu particulier : il me faisait me sentir encore plus à l'écart et encore plus différent des autres. Que l'on ne se méprenne pas, je ne me plains de rien. J'ai eu la chance de vivre ces périgrinations et cette diversité d'écoles et de camarades avec une lucidité qui n'a jamais empêché une certaine joie de vivre, voir naïveté.

Je n'ai pas énormément de souvenirs de mon enfance mais quand j'y repense, ce sont principalement des souvenirs de cours de récréation qui me reviennent. Quel petit garçon sauvage et taré je faisais. Lorsque j'arrivai dans une nouvelle école, j'angoissais toujours de savoir si j'allais pouvoir trouver quelqu'un avec qui m'entendre et surtout m'amuser et délirer. J'arrivais toujours au final à trouver encore plus "décalé" que moi et alors nous inventions des jeux, des situations qui finissaient parfois dans le bureau de la directrice. C'est une chose d'avoir été turbulent, c'en est une autre à 8 ans de choper déjà des heures de colles (et cela allait empirer au collège). Sans vraiment avoir été insolent ou de la mauvaise graine, mes jeux consistaient souvent à se mettre dans des situations à la limite du reglèment.

Trainer dans des endroits interdits ou improbables étaient une chose que j'aimais particulièrement. Et croyez-moi, les écoles regorgent de cachettes (toits d'immeuble, caves, placards de service, infirmerie etc...). Mon imagination était sans limite.

J'avais quelques amis, souvent des filles mais pas exclusivement. Il m'arrivait de jouer à l'élastique sans que cela n'ait étonné quelqu'un d'ailleurs. Mais comme je rameutais des garçons, cela pouvait passer encore. J'ai connu la mode du yo-yo rouge Coca-cola (on ne l'appelait pas ainsi, mais ma mémoire me fait défaut là), du scoubidou (moi, j'aimais les macher plutôt que de les faire), des billes (sans y briller vraiment), de la marelle (ah, là, j'étais bon).

En grandissant, je réalise seulement que nous prolongeons ces cours de récréation. Nous employons d'autres formes de jeux, de divertissement, de trouvailles mais les buts restent les mêmes : être avec l'autre. Echanger. Professionellement parlant, des codes rigides sont venus se rajouter, mais de ça aussi, nous pouvons en jouer. Parce que c'est ça aussi la vie, dumoins une grande partie : un jeu perpetuel pris plus ou moins au sérieux, un sac de billes à empocher, une case de la marelle à atteindre. Et vous dans cette cour de récré, quel aurait-été alors votre partie?

Steu2 

22 janvier 2008

Etymologie : la porte de mes rêveries

Etymologie : (nom féminin)

Apparu au 14e siècle après JC. Provient du latin etymologia provenant lui même du grec etumos, vrai, et de logos, traité, science "qui fait connaître le vrai sens des mots".

Définition

1) Etude scientifique de l'origine des mots

2) Origine ou filiation d'un mot.

Mon commentaire :

Peut-être certains lecteurs, au fil des notes, se sont-ils aperçus que je mettais souvent en avant un mot pour le plaisir de le décortiquer et de voir ce qui peut bien se cacher derrière (enfin, j'espère humblement que certains l'auront vu...).

C'est que, depuis que j'ai appris à lire et à écrire, les mots en tant que tels me fascinent. Ils sont pour moi, une porte vers des rêveries délicates où les lettres sont autant de clés vers des periodes de l'histoire que je visite par leur biais. Il m'arrive souvent de chercher la racine d'un mot, de voir son origine, de chercher à partir de quels autres mots il  a bien pu se former. C'est un régal pour moi. J'ai des passions étranges, j'en conviens mais elle ne fait de mal à personne. Savoir l'origine d'un mot, à mes humbles yeux, c'est relier notre langage de 2008 à des centaines d'années antérieures où le mot existait déjà et parfois avait un autre sens. Voir l'évolution de l'usage d'un nom, d'un adjectif, d'un verbe au fil de l'histoire me permet de prendre conscience que mon langage et le sens que je lui donne, sont un véritable héritage.

J'imagine alors cet homme, cette femme, il y a 500, 700, 900, 1000 ans, usant du mot, lui donnant vie. J'imagine les premières fois où il a dû être écrit, où ses racines latines, grecques ou d'ailleurs ressurgissent sur le papier. Cela me touche. C'est peut-être con, mais j'aime ça. Cela n'a rien de scientifique et je ne prétends à rien dans le domaine de l'étymologie. Je reste petit. Mais aujourd'hui à quoi cela me sert-il? A mieux écouter. Je reste persuadé, lorque quelqu'un parle ou écrit, que l'emploi d'un mot à la place d'un autre, en révèle beaucoup sur la personne. Et parfois, le choix conscient ou inconscient d'utiliser tel ou tel mot m'aide (moi qui suis toujours perdu dans mon "autisme") à cerner un peu mieux la personne qui le prononce ou l'écrit.

Ainsi, en lisant bon nombre de blogs, je puise aux mots, au vocabulaire utilisé (dont certains domaines reviennent régulièrement chez certains) des sens, des interprétations et je m'amuse à imaginer l'auteur, sa voix, son phrasé, son caractère... Tout a un sens, à commencer par les mots. Je les aime et sans les idolatrer, ce qui les poseraient dans un figement définitif, j'aime les faire vivre et les voir évoluer.

Voilà, c'était ma déclaration d'amour du jour.

Words

19 janvier 2008

"Je leur ai offert le bonheur qu'ils méritaient..."

Les films qui réussissent à faire naître une petite boule dans ma gorge ne sont pas légion. "Reviens-moi" y est parvenu.

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Décrit par les critiques comme étant "Le patient anglais" version 2008, ce film romantique à souhait n'est cependant en rien comparable. Pas le même endroit, pas tout à fait la même époque. Cependant, on le devine, la même histoire d'amour contrariée en constitue la base.

Je me demande toujours si, à mon âge, une histoire d'amour peut encore m'emporter dans son sillage. Est-ce qu'un destin amoureux tragique peut-il encore me toucher? Oui, oui et oui!! J'ai beau semblé être midinette sur ce coup là, je l'assume parfaitement. C'est que dans ces instants là, je ne raisone plus avec ma tête.

L'histoire se déroule en Angleterre de 1935 à 1940, à la veille de la Seconde guerre mondiale et raconte une histoire d'amour entre Cécilia (pitié pas de référence à S. dans les commentaires, please...) et Robbie. Ils n'ont pas la même condition sociale mais s'aiment sincèrement et profondément. La jeune soeur de Cécilia, Briony, jeune fille fantasque à la vocation d'écrivain va pourtant porter des accusations sur l'amant de sa soeur et ainsi sceller défintivement leurs trois destins.

L'histoire d'amour pourrait sembler banale, mais ce qui fait la force du film ici réside dans la façon dont est construite la narration. Tout en déconstruction justement et on assiste à des scènes en réalisant, après coup, qu'elles n'ont jamais réellement existé ailleurs que dans l'imagination de Briony. Mais, talent ou génie, la chute du film nous le montre bien d'ailleurs, ces scènes inventées apportent énormément à la progression de l'histoire. C'est subtil et percutant.

Ce film contient, à mon humble avis, l'un des plus fabuleux plans-séquences de l'histoire du cinéma : l'arrivée sur la plage française et la découverte des troupes anglaises en pleine débacle est d'une poésie immense. Et la vision du jeune héros devant l'écran de cinéma qui diffuse la scène de Quai des brumes où Jean Gabin déclare à Michelle Morgan qu'elle a "des beaux yeux, tu sais!" est magnifique et en dit plus que tout un long discours sur sa situation personnelle.

Enfin, la fin ou les fins, selon son propre point de vue, enlève définitivement ce film pour l'aider à se ranger parmi ces films qui me touchent et me toucheront encore dans quelques années. Keira Knightley et James McAvoy forment un couple attachant et crédible. Le poids de la culpabilité, le fait de ne jamais pouvoir corriger une erreur de toute sa vie sont filmés ici avec sobriété et joliesse.

Comme j'ai aimé cette fin...

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17 janvier 2008

Tout ce que tu m'as appris...

Je dois te dire adieu.

Notre relation est maintenant achevée, terminée. Elle touche à sa fin.

Après toutes ces années, tous ces moments où tu m'as fait passer par toute la gamme des émotions humaines, je dois te laisser partir.

Tu m'as vu arriver, petit, jeune, plein d'énergie, de force et d'innocence. Comme l'apprentissage de la vie que j'ai pu avoir, avec toi, a été âpre. Rien n'est venu facilement et durrant tous ces mois, j'ai souvent vacillé à tes côtés. J'ai aussi tenu bon. Les vents ne m'ont jamais fait rompre. Jamais. C'est ce que tu m'as appris et je suis fier d'avoir su si bien appliquer tes précepts. A tes côtés, j'ai appris à sourire en ayant mal, j'ai appris à afficher la neutralité quand c'était la tempête tout autour. J'ai appris, grâce à toi, à trouver mon propre soleil en moi, à tracer mon propre chemin. A savoir que j'étais l'unique orfèvre de mon propre destin, de mon propre bonheur, de ma propre paix.

Tu m'as fait connaître milles visages, milles lieux, milles saveurs et milles douleurs. Tu m'as vu soutenir les défaillants, m'écraser devant les puissants. Tu as vu que la peur m'habitait souvent et constituait un moteur à ma personnalité masochiste. Je ne me suis jamais éloigné pour autant. Dumoins, jamais bien longtemps.

Maintenant, c'est la fin.

Je dois te laisser partir. Je dois te laisser derrière moi alors que je n'ai quasiment connu que toi. Tu faisais partie de moi 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Je n'ai jamais eu de véritable moment de répit. Je ne sais pas si j'en aurai à l'avenir, mais je me rends compte que finalement tu m'as construit et que ces fondations me serviront pour mes actions à venir.

Je te laisse là. C'est officiellement là fin. Ce premier février aura un double sens pour moi. Il aura notamment celui d'un renouveau. Alors, reste dans un coin de ma mémoire. Interdits moi toute nostalgie, tu sais que je déteste ça! Interdits moi de faire appel à toi dans les moments difficiles à venir. Tu va devenir un chapître de ma vie alors que j'en débute un autre. Je célébrerai ton souvenir au détour d'un drapeau.

Au revoir à toi... Ton uniforme n'aura plus jamais les mêmes couleurs à mes yeux. Elles seront plus grises le temps passant. Que ma vie civile commence enfin!

Merci pour tout.

Adieu le "guerrier".

[Edit du 21.01.08 : photo enlevée à la demande d'autorité supérieure]

15 janvier 2008

Puiser à la source

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Bien souvent, je suis descendu dans ce jardin. J'y ai fait trés attention. Je marchai sur l'herbe pieds nus, une rosée délicate s'accrochait.

Doucement, je prenais mes outils et commençait à faire selon mon envie. La lumière cristaline inondait le jardin de petits éclats scintillants. Le jardin était une offrande de mon esprit, je pouvais calmement y cultiver ce fruit délicat et secret : le silence.

Dans ce jardin si proche mais si lointain, bien souvent je me suis égaré. Les barrières pouvaient bien s'effondrer tout autour, mon sanctuaire n'était pas atteint. Ce silence, ami refuge, m'a protégé si souvent. Loin du chaos des adultes, loin des tumultueux mouvements devant ma fenêtre, le silence avalait la matière et finissait par me manger à son tour.

J'ai toujours entretenu cette unique plante en sachant que le silence à un prix, qu'il est un bien précieux et qu'il n'est pas du tout mon ennemi. Des nuées de sons bourdonnants peuvent bien s'abattre, ils glisseront sur moi comme de l'huile sur un miroir. Le silence est ce point à l'horizon. Jamais visible mais toujours atteignable, il est un phare décelant milles merveilles. Des rêves, des songes, des amours, des musiques, des couleurs y naissent à chacun de mes passages.C'est un jardin à l'équilibre subtil, à la culture difficile et fragile. C'est un eden somptueux, où les vaguent roulent sans émettre aucun son.

Le silence, s'il est bien cultivé est une source.

Y puiser ce que l'on veut est alors chose aisée, mais n'y parvient pas qui veut...

(au bout de quelques secondes de silence)

14 janvier 2008

Ca va vite!

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En sachant que j'allais me rendre à la rentrée 2008 des follivores samedi soir, je pouvais m'attendre au pire. Il n'en a rien été car la soirée a été plutôt agréable. Je n'ai pas eu à subir des Michelle Torreries, des Mireille Mathieuseries et autres délectables performances vocales en trop grande quantité.
Le test de la soirée était de voir si la réglementation anti-tabac allait être scrupuleusement respectée. J'étais dubitatif sur l'auto-discipline de ces soirées car combien de fois suis-je ressorti du Bataclan, empestant la cigarette sans en avoir touché une seule!!
Et là, oh miracle! Rien. Pas l'once d'un petit nuage de fumée de clopes dans la salle. Un air plus ou moins pur mais sans nicotine brûlée. Quelle étrange sensation! Les gens ont été respectueux et sont sortis courageusement se les geler dehors pour fumer leur petite drogue. Je n'en suis toujours pas revenu.
Outre ce détail, la soirée, pour une soirée des follivores, a été plutôt enjouée. Les morceaux de choix sont passés. La palme revient, à mon avis, à cette chère Lorie avec son "Je vais vite" qui a fait se trémousser toute la salle de façon plus ou moins techtonik. J'ai trouvé le morceau entraînant mais sans pour autant me mettre à bouger les bras, rouler mes mains derrières ma tête. Non, je ne porterai jamais de jean slim et ne me mettrai jamais à la techtonik, même si madame la présidente se met à avoir de danseurs de la sorte. Je ferai ma petite résistance dans mon coin.
Evidemment, le week-end à dauville mis en jeu ce soir là n'a pas été remporté ni par mon chevalier, ni par moi. Taquin, je n'avais pas mis mes véritables prénoms et noms sur le bulletin. J'avais mis Enguerrand, tout esbaudi de ma blague. Je me suis un peu fait engueuler par mon Agnan préféré qui m'a dit, je cite : "T'es débile, si tu mets pas ton nom et que ils te tirent au sort, tu ne gagneras pas car ca n'est pas ton vrai nom!". Je sais tout ça. C'est justement ça qui m'amuse à moi.
La soirée s'est poursuivie avec plus ou moins d'attouchements de la part d'autres personnes. A suivre, sans doute...
En attendant, j'ai quand même dans la tête depuis samedi LA chanson de Lorie.
Appel à On a night, à Ditom... Au secouuuuurs!! Que dois-je faire? Est-ce grave messire?
Allez, je ne suis pas chien, j'en rajoute une louche.
(suis trop drôle moi!).

12 janvier 2008

Dans le coeur "d'into the wild"

Ca se passe par là http://youretheone.vox.com/library/post/into-the-heart.html

et je n'aurai pas dit mieux! Loin de là.

Bonne lecture et bon film, ensuite!