pain, amour et fantaisie...militaire
Ce qu'il y a de bien avec les "pots de départ" (Comme je déteste ces mots), ce que lorsque c'est nous qui l'organisons, nous pouvons inviter qui nous voulons. Out les cons qui nous ont fait littéralement chier pendant des années, out les connasses qui ont joué de leur cul comme va-tout pour monter plus vite dans la hiérarchie (oui, oui, même à l'armée), out les petits chefs aigris qui dépensent leur infime pouvoir sur leurs subordonnées parce que ca les fait bien bander, out les hypocrites qui vous ont fait de jolis sourires pendant tout ce temps tout en vous taillant un bien beau costume une fois votre dos tourné. Out toute cette galerie d'incapables, de mal-baisés, d'handicapés de la vie, de débiles plus ou moins profonds. Out! Out! Out!
"Freedom comes when you learn to let go"
Comme d'habitude, je fais dans la demi-mesure.
Pourtant, j'ai quand même réussi à faire venir pratiquement tout le cabinet de la croisade. Une bonne trentaine de personnes qui ne réunissaient que des visages bienveillants, et surtout, que j'avais plaisir à voir à ce moment là.
On pense, lorsqu'on accumule les rancunes, les colères, les déceptions, que le jour du départ sera celui du défoulement. Il n'en est rien. Je l'ai découvert ces jours-ci. Je préfère partir avec un petit peu de classe et la tête haute que de me mettre au niveau de ceux qui m'ont plus ou moins nuit. Et j'ai réalisé ce matin que finalement, c'était la meilleure méthode pour neutraliser leur connerie. N'a de prise sur nous que ce que nous voulons bien laisser avoir de l'emprise! Leçon numéro 1.
Je pensais ne pas être ému. Devoir faire un réel discours me semblait un pensum inévitable. Il est venu naturellement, sans papier, sans mot de travers. J'ai remercié ceux qui étaient là et qui comptaient pour moi. Le reste n'avait plus grande importance. J'ai aimé rappeler à chacun l'anecdote drôle plutôt que de parler de moi et de ma carrière-naine. Voir ceux qui comptent sourire à nos phrases est bien plus agréable. Leçon numéro 2.
Je pensais ne pas avoir assez de champagne, de coca, de jus de fruit, de pains suprises, d'amuses-gueules pour tous, il n'en a rien été. Tout a été englouti et cela m'a fait plaisir. Je suis bien trop compliqué comme garçon. Il y a une véritable usine à gaz dans ma tête parfois. Leçon numéro 3.
Dans deux jours, je débute mon nouveau travail. Cela m'angoisse. J'ai le chic pour me faire des montagnes d'un rien. Je ne changerai jamais. Leçon numéro 4.












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