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décembre 2007

31 décembre 2007

Je me souviens, 2007...

Année intense, tu étais là...

Je me souviens du passage de 2006 à 2007. Cette nuit du réveillon entière, au sud-Liban, à travailler parce que notre ministre Mam-esque, venait le passer avec nous. La nuit passée à courir, à travailler avec les journalistes tout en dissimulant les risques de se prendre une roquette sur le camp.

Je me souviens, cette nuit là, avoir regardé la lune et m'être dit que quelque part en France, un garçon pensait à moi et que 2007 allait être l'année du retour. Cela m'a donné énormément d'énergie.

Je me souviens du changement de camp le 19 janvier précisément. L'état-major français déménageait. Nous allions plus au sud, plus près de la frontière israélienne. La boue était ce qui caractèrisait ce camp tout neuf où les tentes vibraient nuit et jour sous le vent d'altitude.

Je me souviens de ces colis reçus de France de ma famille et de mon chevalier. Plein de trésors, de moments heureux, de réconfort. Le DVD du Confessions Tour était enfin entre mes mains. J'allais pouvoir baver sur les fesses d'un certain Jason pendant "Erotica/you Thrill me" sereinement...

Je me souviens de cette soirée et de la nuit du 7 février, à la frontière, entre les tirs libanais et israéliens. Les blindés tiraient pour quelques mètres carrés de terrains empiétés et nous, français, au milieu, risquant tout finalement. Vulnérables. Je revois encore les tirs dans le ciel nocturne. C'était glaçant.

Je me souviens de l'arrivée de Christophe, autre capitaine. Et en lui disant seulement "bonjour", d'avoir compris immédiatement qu'il l'était. Et d'avoir eu confirmation en tombant sur lui aux crazyvores plus tard...

Je me souviens ces nuits de mars passées "au quart" à veiller et à travailler (pour la paix, vraiment?). Et des coups de téléphones signalant des mouvements à la frontière...

Je me souviens de ces allers-retours constant entre les bidons d'essence et la chaudière de la tente pour avoir un semblant de chauffage dans la tente.

Je me souviens du retour, tant attendu, du printemps. Avril est un mois délicieux au Liban.

Je me souviens de cet avion qui était sans cesse décalé et qui a mis 11 jours pour me faire revenir véritablement en France.

Je me souviens de ta tête lorsque tu m'as vu. Je ne t'avais rien dit. Je ne t'avais pas dit que je rentrais en France. Quel choc! Quelle joie! Quelle émotion!

Je me souviens de ce soleil parisien doux et chaud pour ce mois d'avril de repos. Je goûtais enfin la quiétude et la joie de retrouver, après tous ces mois, un véritable lit.

Je me souviens de Mika, entendu au Liban et qui explosait en France. "Love today" est à jamais lié à la joie de mon retour et à l'insouciance des jours suivants.

Je me souviens, enfin, de ma visite à Toulouse, les retrouvailles avec ma famille. La joie et la pudeur mélangées et toujours ce soleil insolent.

Je me souviens de ce retour dans les salles obscures. "La môme" inaugurait ces retrouvailles exceptionnelles. "Je me fous du passé..."

Je me souviens de cette campagne présidentielle qui passionait tout le monde. De cette déception le soir du 6 mai et de cet énoooorme fou rire du à Mireille "Est-ce que l'on pourrrrrrrait arrrrrrêter la musique, s'il vous plaît, je voudrrrrrrai chanter" Mathieu.

Je me souviens de mon retour à la croisade. Les "festivités" du 14 juillet allaient occuper tout notre temps jusqu'à l'été.

Je me souviens de ces retrouvailles avec Le Capitan.Il fait partie de ceux qui comptent pour moi.

Je me souviens de ces premiers commentaires sur mon blog que j'avais enfin rendu véritablement public. Je me souviens de la découverte de ces gens que je trouvais, et trouve toujours, attrayants, courtois, drôles et plein de vie : Ubik, Matoo, On a night, Ditom, Adam, DemonZ, Oizo, Fcuk, Atypik, La fée Daubette, Marcel D, Mme M, Solal, Right say Fred, Orpheus, Ron, Sociable, Chicken baby, Vesakhaa, Yepboy, D from paris...

Je me souviens de ces jours de juillet pluvieux et du dernier défilé sur les Champs-Elysées auxquels j'assistai en privilégié place de la Concorde.

Je me souviens du départ de Sandra des Invalides. Ah, la Bspp, maintenant, c'est autre chose.

Je me souviens de ce séjour à Clermont-Ferrand chez le Capitan, avec Le Jul. Enfin du soleil, de l'amitié. C'est si beau ces volcans. Et l'accueil chaleureux de ses parents et les retrouvailles avec Gael.

Je me souviens de ces journées d'août pluvieuses et froides. L'attente du départ à NY grandissait.

Je me souviens de la découverte de l'avion par mon chevalier. Les premières fois font toujours de très beaux souvenirs. Un enfant devant un jouet!

Je me souviens de nos têtes lorsque nous avons vu, enfin, pour la première fois, Manhattan. Wouhaaa...

Je me souviens de ce séjour fantastique à New-York, entre les avenues, les bars, les restaurants, les musées, les monuments et enfin, la véritable chaleur de l'été!! FABULOUS!

Je me souviens de cette panne monumentale d'internet et de la mauvaise foi de numérdicable. Quelques mois plus tard, rien n'a changé. Désormais, je passe chez Free.

Je me souviens de l'arrivée à la croisade de mon remplaçant. De sa superbe motivation et de sa façon de distribuer ses cartes de visites à tout le monde comme s'il voulait nous vendre un aspirateur.

Je me souviens de l'émotion qui a serré ma gorge lorsque j'ai refermé la dernière page du livre "l'élégance du hérisson"...

Je me souviens de ces fous rires aux Crazyvores et de voir l'irruption de la techtonik! Plié en 12!

Je me souviens de ces stages de bilan et projet professionnel pour préparer le départ de la croisade, des angoisses que cela suscitait en moi, des interrogations et de l'énorme envie de croquer le monde ensuite...

Je me souviens, dans la même semaine, des ces deux très jolis concerts de Feist et Mika. La poésie pour l'une et l'imagination pour l'autre m'avaient ému.

Je me souviens de ce salon du chocolat. Je me sentais comme un fou! Tout cet or noir à ma portée!! Miam.

Je me souviens de ce dimanche soir de novembre où l'horreur nous frappait tous. Je pensais à mon chef avec une profonde tristesse.

Je me souviens des catastrophes enchaînées avec brio par mon Agnan! Mais bon, je ne peux pas lui taper dessus à cause de ses lunettes!

Je me souviens de cette journée magique à Disneyland avec les amis. Et cette maison hantée tombée en panne.

Je me souviens de ces entretiens d'embauche, de l'angoisse et la remise en question qu'ils suscitaient en moi. Le changement était en route.

Je me souviens que décembre arrivait déjà et que 2007 touchait à sa fin.

Année intense, forte et riches en émotion.

Mais 2008 est là devant. Citadelle encore plus haute et plus forte à conquérir.

Je suis chevalier, j'en viendrai bien à bout...

Puissiez-vous tous vivre la même chose.

Paix.

28 décembre 2007

Ceux que j'ai aimé cette année

L'année touche presque a sa fin. Avant que d'entammer 2008, je fais mon betit "bilan" (Comme je déteste ce mot là). Non, ça n'est pas encore la note "je me souviens" que je rédige en fin d'année depuis 4 ans sur mon blog, il s'agira ici de refaire sortir du lot ceux qui, pour moi, ont subjectivement, su me toucher artistiquement tant au point de vue musical, littéraire que cinématographique.

Un florilège, quoi...

il ne s'agit pas de critères de qualités, de choses pointues,de savoir si c'est commercial ou pas, mais juste de morceaux qui m'ont ému, touché et que j'écouterai, lirai ou regarderai encore dans quelques années. L'épreuve du temps, pour l'art, est la seule qui vaille au fond.

Pour la musique de 2007

Tout devant :

Mika Love today : parce que le Liban, parce que le retour, parce que la joie de vivre est si forte parfois.

Mika

Nelly Furtado Say it right

Justin Timberlake Lovestoned

Madonna Get together - Confessions tour

Etienne Daho L'invitation

Robyn With every heartbeat

Roisin Murphy Overpowered / Tell everybody

Feist 1234

Timbaland The way I are

Pour le cinema, tout devant :

Little children

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La môme

Caramel

Chronique d'un scandale

Persépolis

Zodiac

Sunshine

Je suis une légende

The bubble

Elizabeth l'âge d'or

Un secret

Love et ses petits désastres

Hairspray

L'heure zéro

La nuit nous appartient

Pour mes livres, mes jardins secrets, mes refuges, tout devant :

L'élégance du hérisson - Muriel Barbery

Herisson

L'infortunée - Wesley Stace

Je, François Villon - Jean Teulé

Super tragique - Nicolas Robin

Spin - Robert Charles Wilson

Se résoudre aux adieux - Philippe Besson

Ni d'Eve ni d'Adam - Amélie Nothomb

Voilà grosso modo. Rien n'est figé, mais ceux là me reviennent car ils m'ont marqué d'une façon ou d'une autre. Je ne prétends pas à l'excellence de mes choix. Ils sont évidemment subjectifs.

Mais quand j'aime, j'assume toujours.

26 décembre 2007

L'infortunée Rose

Rares sont les premiers romans à faire 600 pages de nos jours. Encore plus rares sont ceux de qualité... Mais attention, pas de la qualité genre "bien écrit, bien ficelé, facile à lire". Non! Non! De la qualité qui signifie plutôt "aurait pu être écrit en 1880".

C'est le formidable cas du très beau roman "L'infortunée" de Wesley Stace.

Ce livre est fait pour tout homo sensible (mais pas que) qui sommeille en nous à cause de son sujet, simple, universel et touchant à la fois : l'identité sexuelle.

Le sujet (brièvement) :

Londres 1823. Fille de lord Loveall, l'homme le plus riche d'Angleterre, la jeune Rose fait le bohneur de son père. Elle vit dans un magnifique manoir, entourée de domestiques dévoués. Rose a une enfance comme toutes les petites filles rêvent d'en avoir. Mais voilà, Rose n'est pas une fille. Rose est un garçon. Ses parents ne sont pas ses vrais parents. Et la révélation de cette vérité va bouleverser la vie de Rose et de toute la maison.

Voilà une fresque victorienne comme on n'en fait plus, et pour cause ce roman a été écrit en 2004 et a connu un succès important dans son pays d'origine, les Etats-Unis. Mais cela n'est pas la raison pour en faire un bon livre.

Cette histoire d'identité sexuelle refoulée, dissimulée peut parler à toute personne car tout le monde traverse une periode de questionnement sur son propre sexe et sur cette différence que possède (ou pas) l'autre entre les cuisses. Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est que tout se fait comme une évidence. Le héros-héroïne grandit en n'ayant conscience que d'un seul sexe, le sien, le masculin mais en pensant être une fille. Ces défis aux conventions, à la société, à la famille, vont être de lourdes charges lorsqu'il réalisera ce qu'il est vraiment. Mais cette construction sur la recherche de l'identité sexuelle et la quête de la perfection, l'hermaphrodisme, est racontée ici de façon romanesque, subtile et pas racoleuse du tout. Il y a des grands sentiments, de grands décors, des voyages lointains, des bruits de porcelaines anglaises, des domestiques par centaine, bref, une histoire fabuleuse.

L'auteur m'a réellement donné la sensation de lire un livre du 19e siècle. Les "fans" d'Emily Brontë, de Dickens ou de l'époque victorienne adoreront ce livre. Les autres seront touchés par un destin hors du commun qui, de gloire en déchéance, en rédemption, constitue l'un des meilleurs livres de ces 10 dernières années.

"Et la chienne aboya fidèle à sa promesse

Si fort que le seigneur entendît cette bête sauvage

et la fit taire en lui offrant une côtelette

qu'elle accepta en échange de l'enfant.

Et dans la voiture le nourisson fut placé

et que personne ne me traite de menteur

Mais les armes de cet être beni par la fortune

représentaient la Rose et l'Eglantier"

Misf

25 décembre 2007

Vraiment Noël

Fuck it's christmas time again...

Mon dos va mieux, merci. Je suis quand même obligé de faire du quasi surplace à Toulouse. Oui, oui, c'est vrai. Certains (que je ne citerai pas) auront du mal à le croire. Enguerrand statique? Et oui, il aura fallu une petite douleur du bas du dos pour le calmer, enfin!

Le jours passent ici et sont donc reposants à souhait. Le ciel est gris, il y a du brouillard et pas grand chose à faire. Au moins, j'en profite pour être vraiment avec mes parents, ma soeur et ma grand-mère. Ils ne vont pas mieux que moi parfois, mais bon, c'est la famille ça non??

Demain les cadeaux et un autre repas plutôt copieux en perspective...

Demain, c'est Noël. Vraiment.

Cool.

Que cela dure encore et encore...

Neol

22 décembre 2007

Le père noël aurait dû se tirer une balle dans le cul...

Puis-je raisonnablement dire que ces vacances de Noël version 2007 commencent bien? Oui, mais...

Déjà, je peux avoir un sérieux élément de comparaison avec la version 2006 qui était, heu..., pourrie! J'étais au Liban, dans le froid, l'humidité, entouré, le soir de Noël, de soldats troupes de marines avinés, se jetant des bouteilles de whisky à la tronche, loin de mes proches... Donc la version 2006, elle va aller directement aux oubliettes!

J'ai quand même la chance d'être en vacances depuis mardi soir. C'est sur que du côté du travail, étant plus proche du départ que d'autre chose, je n'ai plus beaucoup de grain à moudre. J'ai eu ma dernière "big" mission avec les anglais en visite, mais je pense que je tirais là mes dernières cartouches. Donc, j'ai pu partir sans trop d'états d'âme, cette année. Et je ne pense pas une seule fois au travail. Quel soulagement enfin de connaître ça à 34 ans (et oui!).

Avant de partir en avion direction la ville rose, j'ai passé quelques jours délicieux avec mon chevalier dans la froidure hivernale parisienne. Nous avons fait le plein de cinéma. Ainsi, nous avons pu voir Je suis une légende et A la croisée des mondes : la boussole d'or.

Le premier m'a beaucoup touché parce qu'il contenait une humanité survivante. Son héros, que je trouve brillamment interprété par Will Smith (il a vraiment un joli cul) était sensible, touchant et solitaire. J'ai adoré les vues de NY désertée. Et l'idée sous-jacente du film (fuck la religion) m'a plu.

Pour le second, je me suis laissé embarqué par l'histoire. J'ai été divertis, c'est le principal. Le coup des esprits daemons m'a énormément plu aussi. Je cherche encore quel pourrais être le mien? Un lynx? Un leopard? Un autre petit félin bien vif??

Les deux sont à voir.

et j'ai laissé ma moitié pour une petite semaine en famille. L'arrivée en avion s'est bien passé (même si l'aterrissage m'a semblé un peu expédié par le pilote) et celle dans la famille maboule aussi! Ouf! Mon père va bien (toujours très souriant), ma grand-mère ne perd pas totalement la tête, ma soeur lève les yeux de son nombril, ma mère porte tout cela comme elle le peut et moi, je continue mes cachoteries. Bref, une famille normale, non?

Malheureusement, depuis ce matin, j'ai une sacrée douleur du côté droit du bas du dos, qui descend jusqu'au pied en passant par la fesse, la cuisse et le molet. Une horreur. La sciatique semble bien là! Quel joyeux noël je vais passer. Heureusement, les dolipranes me calment un peu. Mais lundi, si la douleur reste du même niveau, je file voir le médecin (ah, la docteur de famille qui nous connaît depuis qu'on à 10 ans et à qui l'on n'a pas forcément envie de raconter toute les détails de notre vie, surtout en sachant qu'elle ira tout répéter aux parents qu'elle soigne aussi...). Je déguste.

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Joyeux noël qui ça??....

18 décembre 2007

Tout ce qui sera, oublie-le!

Il y a cette très belle chanson de Noa, une artiste que j'aime beaucoup (mais que devient-elle d'ailleurs?), intitulée "Now forget", qui est passée par hasard ce matin sur mon ipod.
Et j'ai fait particulièrement attention à ce qui était dit pour une fois. Nous faisons rarement réellement attention aux paroles de chansons, surtout celles qui sont dans une langue étrangère. Les rares instants où nous nous arrêtons, c'est lorsque nous n'allons pas forcément bien et que nous décidons, après avoir été touchés par une mélodie, de voir ce que peut bien raconter la chanson en question. C'est une grande injustice, à mon humble avis, qui est faite à la plupart des morceaux que nous écoutons. Car parfois, derrière des paroles simples, poétiques se dissimulent des vérités, des pistes de chemins, des bout de ciel bleu. A nous de les saisir.
Et là, j'écoutais, pour une fois, les paroles attentivement.
Grosso-modo, cette chanson parlait d'abandonner tout ce qui nous entrave, nous blesse, nous bloque, nous alourdit, nous attriste, nous afflige, nous pousse à mal agir. Elle parlait de se débarrasser de tout cela et d'oublier. D'oublier toute les causes qui font que l'on est séparé réellement des autres : la religion, la famille, la patrie, la passion, les rêves, l'amour même... Oublier pour mieux dépasser. N'est-ce pas un peu radical comme proposition de solution? A bien y regarder pas vraiment. Le voyageur ne sait-il pas qu'il est enfin arrivé lorsqu'il a posé tous ses bagages? Lorsqu'il a déposé tout ce qui pouvait l'encombrer?
Je reste persuadé que la quête de la paix est dans cette voie là. Qu'une forme de liberté survient lorsque l'on arrive enfin à abandonner ce qui nous entrave, ce qui nous bloque justement. Que l'on arrive à lâcher prise au lieu de s'accrocher et perdre toute son énergie, voir sa vie, dans la lutte.
Je ne dis pas qu'il ne faut pas se battre pour certaines choses dans la vie, mais le détachement me paraît le meilleur des chemins.Ne plus s'accrocher à des choses vieillotes, des codes poussiéreux, des lois injustes. Plus de religion, plus de politique, plus d'histoires people, plus d'économie, plus de dogmes, plus de patrie. Evidemment, savoir mettre de côté ces choses là, plus particulièrement la religion, est un acte pour certains impensables, voir un crime. Pourtant, la solution pourrait bien être de ce côté là.

Une fois de plus...

"Tout ce qui sera,
mais qui n'est pas encore,
oublie-le dès à présent,
oublie-le maintenant...
"

Je suis naïf.


Oublie

17 décembre 2007

De l'âge d'or

Ca y est j'ai enfin vu Elizabeth, the golden age.
Enfin, enfin, enfin.
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J'étais tombé en pâmoison en septembre à NY en découvrant l'affiche dans un cinéma! Quoi? Shekar Kapur et Cate Blanchett faisaient à nouveau équipe et on ne me l'avait pas dit? Tout fout le camp, décidément.

Dire que cette période de l'histoire d'Angleterre me passionne serait un doux euphémisme. J'avais adoré le premier film, sorti en 2000 qui montrait avec virtuosité l'accession au trône de la toute jeune reine Elizabeth, fille du terrible roi Henri VIII. Cate Blanchett y était exceptionnelle et la vérité historique était très bien restituée. Cela n'était pas aisé car l'histoire de cette reine se mélange dans les guerres de religions ainsi que dans les conflits internes de l'Angleterre et de l'Europe.
L'âge d'or est d'abord visuellement une réussite. On peut détester, évidemment, les couleurs parfois criardes (Ah, la robe rouge de Marie Stuart lorsqu'elle va avoir la tête tranchée) ou trouver les costumes empesés. Ils n'en demeurent pas moins d'une richesse et d'une modernité époustouflante, mais on peut aussi voir le verre à moitié plein et trouver que tel plan est filmé de manière originale (la scène de l'attentat dans l'église est un petit chef d'oeuvre de mécanique à suspens) et que telle ou telle image est vraiment poétique (le cheval dans l'eau lors de la bataille contre l'invincible Armada espagnole).
Le film est fluide, respecte bien la vérité historique et montre, c'est là sa plus grande réussite à mon avis, bien les tiraillements entre la femme et la reine. Cate Blanchett est formidable. En un coup d'oeil, elle sait exprimer le désarroi, l'amour intériorisé, la rage, la force. La scène où elle se dispute avec l'ambassadeur d'Espagne est éloquente sur ce point.
Pour autant, le deuxième volet est moins émouvant que le premier mais il s'en dégage une force qui accompagne bien le propos du film : Elizabeth règne enfin, elle assoit définitivement son autorité, que vienne l'âge d'or.

Décidément, entre Cate Blanchett et Kate Winslet, mon coeur balance!
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14 décembre 2007

Du sang de l'intérieur

Peu de personnes me connaissant savent que j'ai des racines méditerranéennes. Et pourtant...

En effet, à me voir, on aurait plutôt tendance à penser le contraire. Un garçon du nord. Et pourtant..Et pourtant, à bien y regarder d'un peu plus près j'en ai certains attributs.

Le sang chaud, la pilosité, le caractère dramatique, la voix qui porte quand il le faut (pour ce qui me vient à l'esprit naturellement là)... Oui, ce côté de moi, de la mer intérieure existe bel et bien. Je ne peux pas le renier et plus je vieillis plus je le trouve attachant alors que plus jeune je le fuyais. Je réalise aujourd'hui, les années passant, que ce que je fuyais, c'était mon père. J'ai toujours trouvé cela étrange, voir imparfait, de naître, comme lui, de l'autre côté de la méditerrannée. Petit cela me rendait confus et honteux. L'image du père se projetait sur cette culture latine mi-orientale mi-hispanique que je recevais en héritage. Mais je tendais, volontairement, les deux mains pour tenir loin de moi ce que j'assimilais à un grand voile noir. Non, je ne pouvais pas être comme cela. La virilité méditerranéenne me semblait au dessus de mes forces. Et pourtant, elle était là, en moi.

Evidemment, ceux qui me voit la première fois, et même la deuxième, ne le perçoivent pas. Il faut dire que du sang anglais et français viennent se mélanger aux méandres des gènes latins. Je suis ce mélange. A la fois froid, à la fois chaud. Un contraste qui m'a longtemps laissé instable, bancal. Venait se rajouter à cette confusion des racines, une homosexualité que j'ai très jeune réalisé être une différence.

Heureusement, et c'est pour cela que je bénis le fait d'avancer en âge, maintenant, je sais. Je sais faire de ce que je ne voulais pas voir, de ce dont j'avais honte, une véritable force. En voyant vieillir mon père, je sais que je suis comme lui. Le latin ne sommeille jamais vraiment en moi. L'orient effleure sous la surface. Je l'assume et j'en suis heureux. Je trouve, enfin, une paix et une raison de me regarder dans le miroir et de me dire : "tu es comme ça aussi".

On devrait toujours dire à son père : "je suis comme ça, aussi..."

12 décembre 2007

Dans ma hotte, il y a...

J'aime bien ce monde merveilleux et plein de bonnes intentions des blogueurs. Alors pour que personne ne soit lésé, étant en période de l'avent, j'ai décidé d'offrir virtuellement, un cadeau symbolique à toutes ces personnes dont les écrits m'émerveillent, m'émeuvent, me font râler, mettre en colère tout au long de l'année.
Il s'agit de trouver pour chacun le petit truc (im)pertinent qui pourra au mieux faire sourire, au pire faire penser "il est définitivement taré". Evidemment, la grande difficulté d'une telle entreprise, c'est que je ne connais pas personnellement les auteurs. Je ne connais que leurs écrits, que ce qu'ils auront bien voulu laisser transparaître d'eux, de leur personnalité dans leur blog.
Il s'agit plus ici d'un geste amical, léger, sans justification aucune. A l'approche de la fin de l'année, ils l'ont tous mérité car ils ont été de bons enfants...
Je commence donc, sans idée d'ordre de préférence ou de hiérarchie quelconque.

Pour Ubik : un Macbook Pro (bien sur) auquel auraient été rajoutées certaines fonctions auto-ludiques (bref, il pourra relier des choses à son corps directement pour son grand contentement).
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Pour le Capitan : Un joli fauteuil de massage dernier cri qui le détendra quand il sera de longues heures derrière son futur nouveau PC.
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Pour le Jul : Une jolie galerie d'art dernier cri, hyper hype où tout le gratin viendrait voir son travail artistique (il aurait tout accroché lui même d'ailleurs!)
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Pour Solal : De véritables et longues vacances au soleil (où il pourra utiliser sans complexe son maillot de bain Aussiebum) mais après un pèlerinage auprès du sanctuaire de Sainte Chochana-Boutboul.
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Pour Mme M : Lui envoyer respectueusement un plombier pour toutes les fuites dont elle est victime.
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Pour Sociable : Une aile (l'autre doit être prise par Yepboy sans doute...) du château de Versailles pour qu'il puisse y recevoir tous ces amis du monde entier et de l'Asie en particulier, et faire la fête avec eux.
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Pour Orpheus : Un chef à domicile, comme ça il serait bien nourri et aurait tout le temps et l'inspiration pour revenir écrire sur son blog.Enfin!!
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Pour MarcelD : Un très beau (et très zen) endroit où il pourrait pratiquer son shiatsu sans problème et y recevoir qui il voudrait.
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Pour Matoo : Un certain joli livre où il retrouvera tous ses héros d'enfance qui le faisaient tant fantasmer.
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Pour FCUK : Un gadget qui donne de la musique, projette des images, effectue des massages, provoque des ondes de plaisir, qui tient dans la poche et sois surtout ultra-ultra dernier cri.
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Pour Ditom : un invitation à prendre le thé au manoir de cette dame là. Il y serait reçu mieux que les poulets encore! (animaux de compagnie bienvenus).
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Pour On a night : Le monsieur des chez A&F de la 5e avenue à New York pour une durée d'1 an.
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Pour Yepboy : Une maison au bord de l'océan avec un jardin décoré à la Barbara Cartland.
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Pour Adam : un lecteur sexy pour lui lire tous ces livres adorés (durée 1 an).
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Pour Demonz : un billet d'avion pour NY avec une invitation de ma part au Dunkin' donut de la 5e avenue.
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Pour Atypik : Une chambre à l'Elysée pour une durée de 5 ans.
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Pour la fée daubette : Une nouvelle baguette magique dotée de tous les pouvoirs (sauf celui d'être invisible)
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Pour Oizo : Un déjeuner avec elle, une nuit avec lui.
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Pour Nico : un joli fauteuil club anglais, comme Carrie de Sex and the city, où il pourra continuer de disserter sur l'amour et les choses de la vie.
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Pour Ron : Une nuit avec lui (j'hésitais avec Roselyne Bachelot).
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Pour Dfp : Une jolie "platine" de DJ. Il saura forcément qui mettre derrière et ce qu'il devrait passer.
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Pour Fred : Une croisière sur la Garonne, quand le soleil se couche sur Toulouse.
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Et pour finir, le meilleur , mon chevalier à moua, il aura juste ça!
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Joyeux Noêl en avance à tous.
Longue vie à vos mots. Ils sont des plaisirs délicieux.
Merci.

09 décembre 2007

Je me dois d'essayer

Quand ma tête est lourde,

lorsque le poids du monde est sur ma nuque,

que le sourire ne me vient pas naturellement,

et que personne ne s'en aperçoit autour de moi.

Quand je sais que je doute,

tout en ne devant pas le révéler,

Quand je dois montrer la force,

et cacher la vulnérabilité,

Quand répondre est une tension

et la parole un son creux,

Quand je n'ai pas envie,

et que je dois choisir,

je me dois de faire une seule chose :

Essayer.

Tel un petit chevalier...