De la colère et de l'amour
Il y a beaucoup de couples, qu'ils soient homos ou hétéros d'ailleurs, qui fonctionnent et tiennent sur la tension. Le seul mode de relation que deux personnes peuvent alors avoir reposent sur la colère, sur les cris, sur les critiques et pourtant, ils tiennent. Ils durent.
Je ne sais pas comment ils font. Je suis sincèrement admiratif de ces personnes car si je suis avec quelqu'un, ça n'est pas pour m'engueuler à tout bout de champs à cause de la moindre peccadille qui irait de travers. Je ne pourrai pas demeurer dans une situation tendue en permanence. Je ne suis pas masochiste à ce point là.
Je me rappelle, lorsque j'étais jeune étudiant, qu'un couple de mes amis (que je connaissais depuis le collège) passait son temps à s'engueuler, s'énerver, se faire la gueule puis se réconcilier. Et ils ont duré ainsi pendant des années. Ce genre de relations m'étonnaient. N'étant pas un fan absolu de la notion de "couple" au sens classique, je n'arrivais jamais à comprendre comment on pouvait se rendre malheureux en s'enfermant dans une telle situation. Oh, il y avait bien des moments de répit, de paix mais cela ne durait jamais plus de 5 minutes. Ils se sont séparés finalement. Et ils ne peuvent pas plus se supporter...
Bien sur, il m'arrive de m'engueuler avec ma moitié. Mais cela fait plus fonction d'explications fortes que de situation "je te pourris la gueule parce que je ne sais aimer que comme ça!". Mes scènes de ménages, lorsqu'il y en a, ne sont pas si latines que ça et nous y mettons un terme de la plus intelligente façon qui nous soit possible à tous les deux. Je ne pourrai absolument pas rencontrer mon copain et savoir que cela va tourner au jus de boudin très rapidement. Etre en conflit permanent ne m'intéresse pas. J'aime les aspérités, ne pas faire comme les autres, mais l'auto-destruction permanente, non merci. J'aime l'idée qu'un couple puisse construire et se construire sans que cela se fasse aux dépends des deux entités qui le constituent. Je ne peux pas dire "gros con" et enchaîner dans la seconde qui suit avec "je t'aime".
Cela n'a rien à voir avec la passion. Pour moi la passion pousse plutôt à adopter des conduites extrêmes. Cela, à mon avis, à voir avec un gros problème de communication et d'égo.
Ce genre de relation ne m'a jamais attiré. Heureusement, ça n'est pas ce que je vis.







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