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octobre 2007

31 octobre 2007

THE FOG

Celui qui n'aimerait pas cette chanson, cette envolée, cette mélancolie, ce fatalisme, ne pourra sans doute, jamais s'entendre avec moi.

Merci à Kate Bush pour un tel joyau.

Hymne des soirées d'hiver...

The fog

"You see, I'm all grown up now."

He said, "Just put your feet down child, 'Cause you're all grown up now."

Just like a photograph, I pick you up. Just like a station on the radio, I pick you up. Just like a face in the crowd, I pick you up. Just like a feeling that you're sending out, I pick it up. But I can't let you go. If I let you go, You slip into the fog...

This love was big enough for the both of us. This love of yours was big enough to be frightened of. It's deep and dark, like the water was, The day I learned to swim.

He said, "Just put your feet down, child. "Just put your feet down child, The water is only waist high. I'll let go of you gently, Then you can swim to me."

Is this love big enough to watch over me? Big enough to let go of me Without hurting me, Like the day I learned to swim? "'Cause you're all grown up now.

Just put your feet down, child, The water is only waist high. I'll let go of you gently, Then you can swim to me."

L'homme avec un enfant dans les yeux

Le 31 octobre 2007. Le temps continue sans m'attendre.

Le 31 octobre 1997. Il y a 10 ans...
Je n'aime pas trop jouer du rétroviseur. Je reste persuadé que l'on ne peut pas bien avancer en ayant le regard tourné vers l'arrière. Cependant, j'ai envie de me prêter à ce jeux là, juste l'espace de quelques secondes. Par envie pure de me diluer un peu dans ce passé...
Il y a 10 ans. Où étais-je? Que pouvais-je bien faire? Il y a 10 ans, j'étais à l'aube d'une sacrée révolution pour moi. Je venais d'effectuer les classes de mon service militaire (et oui, il y a 10 ans, on faisait encore son service militaire) à Montelimar et j'arrivais sur Paris. Enfin! Je ne savais absolument pas que j'allais entrer dans l'armée et y faire "carrière" pendant plus de 10 ans. Je ne me doutais de rien. J'allais faire mon service militaire à Ivry et je découvrais tout. Les gens, les choses, les bâtiments avaient un goût de première fois. J'étais terrorisé et à la fois excité. Une faim de vie inconsciente m'animait et le lien qui me rattachait à ma ville rose se détendait un peu plus douloureusement, chaque jour. J'en avais fini avec l'univers estudiantin qui me pesait de plus en plus. J'avais l'impression de passer de la théorie à la pratique. Et c'est une initiation que j'ai vécu tout le temps de ce service militaire. J'ai grandi, goûté, testé, chuté et au final cela reste une des périodes les plus exaltantes de ma vie. Il y a 10 ans, j'étais frais et attentif. Sans préjugés, j'ouvrais les yeux sur tout. Je ne savais pas les pièges qui m'attendaient. Le garçon de cette époque survit encore en moi aujourd'hui. Même si je ne sais pas où je vais, je continue de le voir, me faisant signe de la main. Prêt à affronter les vents du changement.

Le 31 octobre 1987. Il y a 20 ans... Si ma mémoire ne me trompe pas, je devais être en classe de 3e, chez mes amis les jésuites. Je n'étais qu'un avorton, se cherchant péniblement une personnalité tout en ayant des traits de caractère déjà bien forgés. J'avais ce petit groupe d'amis, soudés comme les doigts de la main : Estelle, Céline, Jean-Frédéric et Jean-François. Grâce à eux, avec eux, j'ai passé pratiquement tous les samedis matins "en colle" au collège. Je rallongeais mes semaines à coup d'avertissements, de punition qui m'indifféraient. J'ai eu une scolarité plutôt mouvementée du côté de la discipline. Il faut dire que je détonnais pas mal, me sachant déjà depuis des lustres attirés par les garçons, mais sans le dire évidemment à quiconque, et emprisonné dans la morale familiale et scolaire. J'avais des éléments pertubateurs : mes amis, une certaine Madonna, des livres, des films, qui me poussaient à tester les limites, à les titiller. Vingt ans plus tard, mon attitude n'a pas changé au fond. J'ai beau être dans un corps constitué de l'Etat, je titille toujours les limites. Et ne les jugeant pas à ma hauteur, j'ai décidé d'aller voir ailleurs.

J'aurai encore des "avertissements", je n'ai jamais cessé d'en avoir au fond, j'aurai encore des expériences négatives.
On reste le même. Est-ce forcément bien?

Tempsquireste

30 octobre 2007

Le miroir aux alouettes

Hbt

"En perdant la beauté, petite ou grande, on perd tout" disait Oscar Wilde. Pourquoi sommes-nous donc tant esclave de l'apparence, de cet ensemble physique plus ou moins harmonieux au point qu'en dehors de cela, point de salut.
Je constatais, hier, en marchant dans la rue, que mon regard était, comme pour la plupart, attiré et retenu par des gens beaux, lumineux, qui dégageaient un véritable charme.
Et je me suis rendu compte de cette cruelle injustice : comment nous débrouillons-nous lorsque nous ne sommes pas parmi cette "élite" esthétique?
On sait que l'apparence dans le milieu homo, surtout dans les très grandes villes, est non seulement un élément important mais elle constitue le socle même de la place que l'on pourra avoir dans la société. Ne pas correspondre aux canons de la beauté revient souvent à vivre une vie bien solitaire au fond. On sourit, on s'amuse pour la façade, mais finalement on reste exclu.
J'ai toujours de la peine de voir que l'on laisse en dehors une personne à cause de sa soi-disante disgrâce physique.
Je précise que je ne me considère ni comme étant très beau, ni très laid. Je n'ai la prétention de rien sauf celle de plaire à qui je souhaite plaire.
Pour autant, j'ai pu côtoyer des personnes, principalement au travail, qui avaient passé leur la majeure partie de leur vie seules, sans amour, parce qu'ils n'étaient pas beaux. Est-ce juste? Peut-on décemment regarder les autres jouir en toute impunité sans pouvoir goûter à ces plaisirs parce que l'on est laid? Peut-on passer sa vie dans cette frustration? Doit-on toujours regarder de l'extérieur sans jamais avoir le droit d'être acteur?
Evidemment, je ne suis pas hypocrite, je suis le premier à participer de cette ségrégation. Et bon nombres d'approches tentées ont souvent reçu des fins de non-recevoir pour des motifs physiques. Ai-je été juste en agissant ainsi? N'ai-je pas été superficiel et n'ai-je pas voulu délibérément aller au-delà des apparences?
La quête de la beauté nous rend esclave. Elle nous asservit à toujours chercher le corps parfait, le sexe parfait, les lèvres parfaites, le cul parfait. Sans penser un seul instant que celui que l'on rejette est comme nous. Il fait avec le physique qu'il a.
J'ai toujours ceci à l'esprit.
Ce qui me fait sourire, c'est que dans tous ceux avec lesquels j'ai pu avoir des relations intimes, la plupart avaient leur dose de défauts, comme moi. Et, avec le recul, c'est exactement ce qui faisait leur charme à mes yeux. La revanche des moins beaux réside peut-être là. Dans cette capacité à transformer ses défauts en qualités et à se faire aimer tel quel.
Cela demande plus d'énergie, de détermination et de courage que la simple beauté qui me semble bien plus passive, qui "est", qui se suffit à elle-même et qui finalement, n'a d'autres efforts à faire que de s'entretenir.
Je suis naïf.

29 octobre 2007

6 degrés

Ce qu'il y de bien, le plus souvent, dans ces soirées parisiennes, c'est que l'on a toujours la chance de tomber sur quelqu'un que l'on connaît. On pourrait jouer au jeu "6 degrés de séparation" très facilement.
J connaît M qui connaît L qui connaît R qui connaît O qui connaît P et qui, pour finir, connaît J.
C'est une théorie circulant partout : nous ne sommes séparés d'une autre personne que par 6 autres personnes! Parfois, il y en a moins.
C'était ainsi le cas samedi soir aux Crazyvores, au Bataclan.
Alors que Kylie couinait, que Madonna chantonnait, que Mika "suraigutait", voila que sur la piste, au milieu de la foule plutôt dense, arrive L, avec lequel j'ai pu avoir une séance horizontale par le passé. Nous sommes restés en bon terme et mon chevalier connaît son existence. Il arrive accompagné de M, son copain du moment. Stupéfaction de mon chevalier qui le reconnaît. En effet, il avait parlé avec M à New-York dans cette jolie boite à la décoration asiatique dont le nom m'échappe là. Il lui avait parlé mais sans savoir qu'à cette époque là M sortait déjà avec L. Or, L nous sachant à NY lui avait d'ailleurs dit qu'il avait des amis là-bas à la période où M y serait (c'est clair?).
Donc, je résume, je connais L, mon chevalier connaît M et ces deux là sont ensemble! Très drôle.
Et voilà que se ramène juste derrière le nouveau couple, en les serrant par la taille, Christophe, le capitaine réserviste que j'ai connu au Liban pendant un mois. Il me lance un "mais vous vous connaissez? " en parlant de L et de M. Je dis "oui bien sur!" et L de demander à Christophe d'où nous nous connaissions.
Situation marrante à l'extrême...
Je résume : Enguerrand connaît L, qui connaît (et sort avec) M, qui connaît mon chevalier qui connaît (tout comme moi) Christophe, qui connaît L et M, qui nous connaissent à leur tour. Ouf!
Bon, ben c'est pas tout ça, mais ca ferait idéalement une bonne partie à plusieurs ça, non?
(mais j'enlève juste une personne du groupe!)

Ah, ces crazyvores! C'est quand même autre chose que les follivores.
Et au passage, pour certains, j'ai bien essayé, malgré ma légère myopie, de repérer certains blogueurs dont je tairai les noms ici (mais ils sont nés sous le signe du gémeaux apparement). Sans succès.

Ah l'anonymat des grandes villes! Il finit toujours pas être réduit à néant lorsqu'il fait 6° de séparation.

Dgr

27 octobre 2007

Then it's sweeter in the end...

Avant d'aller entendre, peut-être, l'original...

Voici une jolie version de Get together de Madonna.

Ca peut donner quelques frissons... A écouter à deux!

Je vous invite à "l'invitation"

Mon petit coup de coeur musical. J'ai toujours aimé l'artiste. Je ne pensais pas être emballé à ce point par sa chanson.

C'est trépidant et bien écrit.

J'aime ce qu'il raconte...

Etienne Daho - L'invitation

Enjoy!

26 octobre 2007

Ma meringue préférée

Je pense sérieusement que les Maillan, Robin, Roumanoff, Foresti et autres grandes femmes jouant de l'humour sur scène peuvent toutes aller se rhabiller. Elles sont dépassées, et de loin, par une seule femme qui combine à la fois raffinement, bon goût, modestie et rigolade. J'ai nommé, celle que je place au firmament du ridicule du show-bizness : Mariah Carey.

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J'avais déjà évoqué ici les aventures de la dodue diva. Mais là, en vue d'un retour d'assaut avec un nouvel album, la chanteuse nous fait son show une fois de plus et continue de flirter avec ce bon goût légendaire qui la caractérise. Pour moi, elle est LA plus grande comique de la planète. Elle me fait hurler de rire. Et pleurer aussi lorsque arrive sa pseudo musique qui me fait gerber!
Ainsi, Meuryaaah est arrivée sur le plateau d'une émission de télévision américain pour promouvoir un improbable parfum à venir, sobrement appelé "M" (merci Meurrryah, trop bonne d'appeler un parfum "M"...comme Madonna).
Entourée d'une meute d'assistants-esclaves, attifée comme un loukoum liquéfié débordant d'une toute petite assiette, elle a, juste avant l'enregistrement, eu ce geste délicat et féminin au possible : se faire coller une sorte de patch sur la moustache et le menton devant tout le monde.
Je retiens en sa faveur qu'il ne s'agissait pas d'épilation (même si l'on sait qu'il faut épiler les volailles une fois déplumées) mais plutôt de patch anti-transpiration. C'est que pour vendre un parfum, suinter de tous ses pores n'est absolument pas vendeur du tout. Si elle était moins grosse, elle aurait sans doute eu plus froid et n'aurait pas transpiré de la sorte.
Bref, cet égarement physique me fait rire mais ce qui me fait encore plus rire, c'est l'esclave astreinte à faire ce travail devant tout le monde! Si la honte devait avoir une forme, pour moi elle aurait celle de cet instant.
Mais cela n'a pas déboulonnée pour autant le roti sur talons aiguilles qui a enchainé, comme à son habitude, les très très grandes phrases du genre "J'aime beaucoup ce nouvel album que je suis en réaliser".
Au moins, il y aura au moins une personne dans ce cas!

Surtout, Meuryyyah, ne change pas. Tu es trop drôle!!

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25 octobre 2007

L'ange noir

Seg


Parce qu'un peu de culture n'a jamais fait de mal à personne, aujourd'hui est un jour exceptionnel (merci mon chevalier de me l'avoir rappelé). En effet, nous sommes le 25 octobre, jour de la Saint-Enguerrand.
Bonne fête mon Saint-Patron!

Mais qui était-il? Et d'où vient mon fabuleux prénom?
Trop d'attente nourrissant un suspens insoutenable, je réponds dès lors à ces interrogation.

Saint-Enguerrand (donc il s'est bien comporté puisqu'il a été canonisé) était évêque de la bonne ville de Metz, où il mourut en 791 (cela fait donc un sacré bail maintenant).
Moine de l'abbaye de Saint-Avold (ne me demandez pas où c'est, je n'en sais fichtre rien), le roi Pépin le bref le nomma évêque de Metz. Il devint très vite et naturellement (ça ne m'étonne pas, nous sommes tous comme ça, les Enguerrand, naturellement sympathiques!) un grand ami et un très proche collaborateur de Charlemagne. Il l'accompagna dans tous ses voyages (bref, il avait une place en première dans le jet royal).
Le pauvre homme meurt en Hongrie (l'homme à talonnettes sévissait déjà!!) au cours d'une campagne de Charlemagne contre les Avars, peuple proto-turc de cavaliers nomades.
Son corps est ramené en "France" et inhumé à Saint-Avold, son monastère d'origine.
Sa fête a lieu le 25 octobre (je suis pile dedans là!).

Quelle vie il a eu!

Le prénom, quant à lui, est un prénom français masculin (je confirme) d'origine franque. Il vient d'une prénom germanique, plus précisément de l'ancienne langue franque : Engilramn. Son étymologie proviendrait des mots Engil (épée ou ange) et Hramn (corbeau ou malheur). Je vous laisse le soin de reconstituer par vous même la signification...
C'est dont un prénom très ancien et très rare qui fut surtout donné durant le Moyen-âge. il est ensuite tombé, hélas, trois fois hélas (ou tant mieux, ça change des Jenifer, Maxime, Mateo et autres vulgarités prénominales actuelles) en désuétude mais réapparaît depuis le deuxième moitié du 20e siècle.
Nous sommes une centaine dans le monde à porter ce prénom.

La messe est dite!
(je vais aller recracher l'hostie là...)

PS : J'ai trouvé! Saint-Avold est une petite ville de Moselle.

24 octobre 2007

Qu'on leur coupe la tête!

Vous l'entendrez dire, sans vergogne aucune, un jour de grève, alors qu'elle se rend à son travail situé à 5 minutes de son domicile : "Ah, tous ces gens qui marchent dans la rue, je trouve ça vraiment bon enfant".
Qui ça "elle"?
La dinde en chef, la pintade sublime du 7e arrondissement, jouissant dans sa trentaine et que l'on peut croiser au choix chez son coiffeur, à son travail (mon cas), à certaines soirées ou dans la rue.
Tout juste 30 ans et déjà si limitée! Il n'y a vraiment aucune justice dans ce bas monde.
La pintade du 7e n'arrange rien à son cas lorsqu'elle s'attife comme une mémère de 45 ans. Cela donne un peu le syndrôme Joan Collins dans les couloirs. Elle y est passée il y a 10 minutes mais vous pouvez toujours sentir son parfum, capiteux forcément (Poison, Shalimar et autres douceurs olfactives), ruiner vos narines.
Elle singe la respectabilité comme les fillettes singent les attitudes maternelles.
Elle n'est cependant pas coincée comme la Versaillaise et n'entend pas avoir progéniture à rallonge. Cependant, si elle avoue regarder en cachette "'Sex and the city", elle clamera haut et fort qu'elle "se sent vraiment proche du personne de Charlotte."
Ma pintade du 7e est chic, moderne mais conne.
Vous lui ramènerez des Etats-Unis, dans un élan de folie généreuse, des biscuits typiques au prix d'efforts de protection intense pour qu'ils ne soient pas réduits en miette à l'arrivée. Et vous vous entendrez dire quelques jours après, le sourire aux lèvres : "Oh, mais ces biscuits, j'ai vu quelqu'un sortir du Monoprix avec les mêmes!". La pintade est aveugle au désagrément qu'elle peut causer, voire au grand énervement qu'elle suscite immanquablement avec de tels propos.
La pintade du 7e fait un mariage bon dans le sens où cela doit lui servir professionnellement. Pas de rang inférieur au sien donc. Et la réception d'honneur doit impérativement avoir lieu dans un lieu public prestigieux. Au choix un salon d'honneur des Invalid es ou d'un ministère suffira.
La dinde du 7e n'a pour unique horizon que le bon marché vers lequel elle se dirige comme une oie sauvage attirée par les pôles. Tout est luxe sans être criard, tout est chic sans être dérangeant.
Et elle viendra vous dire, le sourire aux lèvres toujours, un jour, sans que vous ayez été prévenus : "Bonjour, le célibataire sans enfant". Vous jetant ces mots à la figure comme si c'était la pire des tares.
Je la subis au travail. La pintade du 7e est sans limite. C'est ce qui est fascinant avec la connerie.
Mais ma patience, hélas, n'est pas comme ça.

Dnd


23 octobre 2007

Encre de vie

Merci à Orpheus pour l'idée sans le savoir,

Merci à mon chevalier, pour l'encre

Merci aux yeux posés sur...

Jcrits