La vérité sera ailleurs
Fin de ce blog.
Tout recommence ici ... ailleurs
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Non, non, il ne s'agit pas d'une déclaration de ma part pour les formes phaliques! Loin de là...
Mais j'ai été plongé récemment, et une fois de plus, dans une réunion "parallèle" dans le cadre de mon formidable travail de communication dans ma MDHS (M airie des H auts de S eine).
Récit d'un moment "4e dimension" qui a déclenché chez moi un fou rire en pleine réunion.
Me voilà avec ma supérieure, le directeur de cabinet du maire, une collègue, une autre agent de la ville et la conseillère municipale chargée de l'éducation (si j'ai bien compris) en pleine réunion de validation d'affiches et visuels pour un futur guide municipal scolaire destiné aux parents.
La société qui a réalisé les projets est là, représentée par un homme, directeur de la boite en question qui fait suer le burnous de pauvres graphistes en manque de reconnaissance.
Tous présents autour d'une grande table de réunion, dans la mairie. L'instant est grave, il faut faire vite car la rentrée approche à grands pas et donc il nous faut valider à tout prix une affiche.
Et là, le monsieur nous sort ses projets.
Le premier montre des personnages qui ont des têtes de playmobiles, toutes rondes, plongés dans un décor orange. On se croirait au pays des playmobiles psychédéliques.
Là, je me mords les joue. J'ai déjà envie de rire. Je me dis "Ca comment fort!". Ma chef prend son air pincé des mauvais jours (qu'elle arbore au quotidien finalement). Personne ne pipe mot autour de la table.
Le monsieur nous sort son deuxième projet. Une affiche utilisant les lettres aimantés posées sur les tableaux pour les enfants. Si, si, tels ceux que l'on retrouve en salle d'attente chez le médecin. Le lettres sont prises en photos et mélangées. Or, je remarque, et je suis le seul à le voir, de loin, que trois lettres côte à côte forme le mot "CON". Je me remords les joue. Personne d'autre que moi ne se rend compte du truc infame.
La chaleur me monte au visage. Je redouble d'effort pour rester sérieux.
Troisième projet à sortir du chapeau du monsieur. Cela me fait penser au générique de "Sauvés par le gong", la série tv américaine des 90's. L'affiche montre une pochette genre vignette panini, d'où sorte des stylos. Moi, de loin je vois un étui de capote ouvert d'où émergent des stylos ridicules et phaliques...C'est terriblement 90's, or nous sommes en 2008!!
Je commence à rire et en essayant de me retenir, les larmes me viennent aux yeux. Ma chef est une boule de nerf, crispée façon 16e arrondissement. Elle affiche son mépris pour les projets.
Vient le clou de la réunion : le quatrième et dernier projet.
En le voyant, j'éclate de rire et je suis obligé de dissimuler mon visage dans mes mains. Tout le monde me regarde à force... C'est pas bien du tout.
La 4e projet montre (je rappelle, c'est censé s'adresser à des enfants et à leurs parents) une banane, ouverte et à la place du fruit dans la peau, il y a un stylo. De loin, ça fait carrément bite décalottée.
J'en transpire tellement il m'est difficile de cacher mon fou rire.

Et là, l'élue chargée de l'éducation, sosie de Mme LeQuesnoy dans "La vie est un long fleuve tranquile", prend l'affiche de la banane et commence à discourir sur ce projet tout en le brandissant juste à côté de son visage et de son rang de perles.
Je m'amuse comme je ne me suis jamais amusé avant!!
Elle nous sort un truc encore plus drôle que tout! On ne peut pas retenir la banane car c'est un fruit que l'on donne à manger aux singes et qu'on ne peut pas assimiler les enfants à des singes, même savants! L'aspect phalique (que je ne serai pas le seul à remarquer me confirmera-t-on à la sortie) lui passe complètement à côté. Pourtant, sa tête de Anne-Marie du Chaudière juste à coté de la banane, c'est un contraste savoureux et délicieux.
Je continue d'en pleurer de rire.
Au final, un projet a été retenu (à vous de deviner lequel) et ma chef a piqué une crise de nerf dans la rue en revenant de la mairie. Une folle hurlait dans la rue "C'est une honte! C'est une atteinte à moi! A mon métier de dircom!!"
Sans déconner? Elle allait passer ses nerfs sur nous tout le reste de l'après-midi et ça, ça ne m'a pas fait rire du tout!
Si j'arrive à subrepticement scanner le projet banane, je vous le montrerai ici.
Et après l'amour? Qu'y a-t-il?
Qu'y a-t-il au-delà de cette ligne franchie pour un couple qui s'est cherché dans le tumulte, qui s'est construit dans le chaos, les ruptures, les reconciliations? Le mariage? La vie quotidienne? L'appartement acheté en commun? Les enfants? La voiture dernier modèle?
Toutes ces questions se posent à Carrie Bradshaw dans le film "Sex and the city".
J'ai regardé la série pour la première fois en 1998. La série, pas encore très connue en France, était timidement diffusée sur Teva. Coup de coeur! Je m'y retrouvai totalement. Carrie, ses interrogations, ses petites amours, ses grands coups de coeur, sa quête perpetuelle, ses amies turbulentes...
Peu après est venu le succès que l'on connaît tous. Chaque homo a proclamé "je suis Carrie", "je suis Samantha", "je suis Charlotte", "je suis Miranda".
Ces personnages très intelligement écrits, vivaient des aventures auxquelles nous pouvions tous nous identifier.
Quid du film?
Pour moi, il s'agit d'un super grand épisode, qui ne trahit pas du tout la série et vient écrire une page fabuleuse de l'histoire des 4 new-yorkaises.
La magie opère dès le générique de début... New-York, Carrie, Samantha, Miranda, Charlotte, Big... Ah...J'en soupire d'aise encore.
Le film, pour moi, tient toutes ses promesses. Il a ses moments superficiels, ses moments drôlissimes, ses moments infiniment tristes, ses éclats et ses cachoteries féminines. Tout y est. Le rythme est soutenu pendant 2h25!
En plus, Ô luxe suprème, il possède des moments assez poétiques et je l'avoue, ma gorge s'est un peu serrée à certains moments.
Le film est une excellente comédie romantique. Si on en accepte les codes cela marche. Evidemment, si l'on n'est pas réceptif à ce genre, ça doit gonfler.
Toujours est-il, qu'en tant que grand fan de la série, je suis ressorti ravi et content. Ces 4 là m'ont tellement apporté par le passé (et m'ont sauvé d'une certaine façon) que je plaçais la barre de ce retour très très haut. Réussite!
En sortant, un vieux couple, 80 ans environ allaient entrer dans la salle...
J'adore! Ca me fait HURLEEER de rire depuis que je l'ai vu! Et Dieu sait si j'en ai besoin ces jours-ci! C'est vraiment la "femme" la plus drôle de la planète...
Enjoy...
Comment dois-je, au quotidien, dans mon travail, réagir face à ces genre de "pics", qui m'assaillent en permanence?
Voilà, ce que je reçois de ma "supérieure hierarchique" :
De : C.
Envoyé : mercredi 28 mai 2008 11:24
À : Sagesse; Foulque; Enguerrand
Objet : France Roumanie
A l'approche du match France Roumanie (le 9 juin, comme vous le savez tous!!!) je vous propose que nous nous organisions une soirée, bière, chips et foot ( plus drapeaux et insultes bien entendus!).
Plusieurs solutions : tous chez moi, tous dans un bar, s......... ou parisien.
Comme vous l'avez peut-être constaté l'horaire est assez merdique : 18 h… youpi! Ca risque de finir dans mon bureau (mais c'est déjà ça j'ai la télé) avec une bouteille de chantereine!
Bref, dites moi si vous êtes partant!
bon, j'ai ciblé sur les personnes que je sais fans de foot. J'ai rajouté Enguerrand dans la liste, car c'est un homme, et que les hommes aiment le foot à 90 %. Mais en fait je suis presque sûre que ça ne vous intéresse pas, même pour cet événement interplanétaire qu'est la coup d'Europe (quoi y a une coupe d'Europe?). Cependant vous êtes cordialement invité à vous joindre à nous.
C.
Comment dois-je prendre ces allusions qui me font dresser les cheveux sur la tête? Et encore, ce mail n'est qu'un exemple "léger" de ce je dois supporter en terme d'hystérie, de changement d'humeurs, de crise de larmes et de crise de nerfs de sa part.
Je remarque des allusions sous-entendues, mais néanmoins sexistes et perfides, au fait qu'être un homme = aimer le foot impérativement! Je refuse ce moule, je refuse, je refuse!! Je ne joue pas à la poupée pour autant, mais je réclame haut et fort le droit d'aimer ce que je veux, qui je veux, quand je veux, comme je veux! Ca ne dérange personne.
Evidemment, cela me met en marge du groupe. Mais j'assume totalement cette marginalité. Je n'ai pas besoin de faire comme tout le monde. Je fais comme je peux pour poursuivre mon propre petit chemin et je ne demande pas plus.
Alors quand ce genre de mail est envoyé à tout le service, évidemment, on se moque "gentiment" de moi. La remise en cause de ma virilité, parce qu'il y a doute puisque je n'aime pas le foot, est un sujet "gentil" de blague. Ca ne me blesse pas (ne me blesse que ce qui m'est proche) mais ca me fatigue de devoir continuellement et perpétuellement devoir justifier mon style de vie (révélé ou pas. Après tout, je suis libre là aussi), fatigué de devoir justifier mes goûts. Pour quoi au final? Etre mieux compris? Etre mieux apprécié, voir aimé? Je ne veux pas être apprécié, je ne veux pas être aimé. Surtout pour quelque chose ou quelqu'un que je ne serai pas! Je refuse.
Alors, comme avant à l'armée : JE RESISTE.
Mes murs sont solides.
C'est ce que déclare le personnage joué par Meryl Streep à la fin du film "Out of africa", de Sidney Pollack.
Merci à lui. Ses films vont me bercer longtemps encore et cette ferme africaine me hanter encore...Encore...
Et j'adore ça!
Mille fois plus intéressante et rythmée que la soirée des 10 ans des Crazyvores le mois dernier, au Bataclan, la soirée d'hier fut fantastique à mes yeux. Pourquoi? J'oserai dire parce qu'ils ont changé, pour je ne sais quelle raison, de Dj. La brelle habituelle, qui parle quasiment sur tous les morceaux, rate parfois ses enchaînements, critique injustement Madonna (mais préfère se pâmer devant Loana ou Amanda Lear, qui elles, c'est connu, ont du talent!) n'officiait pas totalement derrière les platines.
Oh joie!
Oh plaisir!
C'est bien ce que je pensais depuis quelques mois, cette soirée a besoin d'un sérieux coup de lifting. C'était chose faite, hier soir, à mon humble avis.
Sponsorisée par un brevage alcolisé venant de l'est, la soirée a démarré timidement, sans trop de monde sur la piste. J'observe, je regarde, assoifé des autres comme souvent pour un autiste et je ne retrouve pas les visages habituels. A quelques exceptions près, des garçons que je n'ai pas reconnu, que je n'ai pas l'habitude de voir traîner au Bataclan depuis ....heu...des années.
La piste se remplit. La musique détonne un peu : on entend un "Papa don't preach" timide, sans remix, un ou deux autres morceaux habituellement diffusés puis, on change de registre : techno-house, dance. Le son est fort, c'est lourd, ça vibre, ça unit tout le monde sur la piste pleine à craquer. Et j'adore ça! Un parfum de sexe flotte dans l'air, l'ambiance est joyeuse et légère et la musique, mise en sauce par un Dj aux doigts de fée, nous emporte tous, nous fait bouger, suer encore et encore! Plus fort!!! C'est trop bon. Il fait très chaud, les torses sont dénudés, je me retrouve face à ce grand brun qui me sourit et ça me fait rire.
Ce ne sont pas les crazyvores habituelles.
Point de niaiseries plates habituelles ou bien alors dans des versions originales, très modernes. Et je dois avouer que ça fait du bien de se retrouver en 2008!
Pour autant, le principe qui fait le succès des crazys ne m'a pas semblé bafoué car il y a eu des "pépites" : Kylie, Madonna, Amy Whinehouse, Mika etc... Mais ca n'avait pas le son poussiéreux et poussif habituel du Dj la brêle!
Des gogos dancers sont venus exhiber leur transpiration sur une musique house de plus en plus puissante! Mais qu'est-il arrivé au bataclan ce soir?
Sans doute rien de neuf sous ce soleil, mais que ça fait du bien de changer.
Je compte explorer d'autres soirées (si mes folles du travail ne me pompent pas toute mon énergie). L'été arrive!
"Music stations always play the same songs.
I'm bored with the concept of right and wrong.
Push the button
Don't push the button
Trip the station
Change the channel"
Avec le temps qui passe, le fait que certains s'en aillent, s'éloignent, disparaissent à tout jamais, je constate bien que nous laissons chacun une empreinte plus ou moins forte de notre passage sur cette planète.
Je ne sais pas à quel âge je mourrai, ni comment. Evidemment, c'est une angoisse. Mais qui ne la ressent pas au fond? Mais vient s'en rajouter une autre, toute aussi rongeante à mes yeux, tout aussi pénible à supporter et à laquelle il m'est très difficile de répondre : qu'aurai-je laissé de mon court passage sur terre?
C'est insupportable de se dire, après une intense réflexion : rien. Quelle est l'utilité de tout cela alors? A quoi cela nous sert-il de travailler, de gagner un peu d'argent, d'avoir fait des études, de faire du sport, de vouloir accomplir de misérables choses qui, au final, ne dureront pas? Quelle utilité?
Je suis admiratif de ces grands personnages qui ont apporté leur pierre à l'édifice de l'humanité. Ceux qui ont su la faire avancer, la questionner, la remettre en question. Ceux qui ont été utiles dans un sens et qui par delà leur mort, sont encore bien vivant d'une certaine façon. Ne devrions-nous pas, chacun d'entre nous, être comme cela? Ne devrions-nous pas laisser quelque chose à l'ensemble? Au-delà de nos familles, de nos amis (c'est déjà pas mal ceci dit ce cercle là), faut-il impérativement laisser une contribution matérielle ou intellectuelle à l'humanité?
Beaucoup ont oeuvré en ayant du sang sur les mains, en écrasant les autres, en s'appuyant sur la souffrance des autres pour, au final, réussir à laisser une empreinte. Cela me fait froid dans le dos mais je constate qu'ils sont restés au-delà de la mort.
Et petit moi? Quelle est ma place dans tout ceci? J'ai bien quelques rêves, quelques chimères derrière lesquels je cours depuis tant d'année, mais est-ce bien utile au fond? Réussirai-je à être utile aux autres un jour et à apporter ma pierre à l'édifice?
Ces jours diaboliques au travail me ramènent à l'essentiel : ne pas perdre de vue ses idées, il faut penser GRAND, s'insérer dans l'ensemble harmonieusement et laisser une trace.
Sans vanité, sans narcissisme. Sans donner à l'ego une place trop importante.
Voilà mes mains, à quoi vont-elles me servir au final?
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