20 mai 2008

Tu me montes à la tête

Tu me montes à la tête, comme un refrain hantant,
Et tu tournes, tournes dans mon cerveau...

Tu me montes à la tête, comme les bulles d'un verre de champagne,
quelque chose de doux et léger persiflant

Tu me montes à la tête, comme si j'étais renversé
marchant à l'envers, regardant de travers

Je suis certain que ton coeur y est pour quelque chose
Ce voyage si court qui fait tourner mon monde,
J'en suis certain

Tu me montes à la tête, comme un été ployant sous mille soleils
tu brûles mon esprit sans espoir de fraîcheur

Tu me montes à la tête avec ce sourire juvénile
celui qui fait voir des merveilles

Tu me montes à la tête comme un poison délicat
une fleur inhalée au parfum sournois

Et pourtant, je suis certain que ton coeur y est pour beaucoup
Dans cette pression, dans ces remous
J'en suis certain...


Ygtmh2

18 mai 2008

Deux jours à tuer

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Quand nous avons deux jours à tuer, sans but aucun, sans motivation non plus, que faisons-nous? Nous n'envoyons certainement pas tout ballader. Nous ne disons pas "merde" au boulot", à notre moitié, à notre famille, aux amis et aux gens en général.
Nous nous trouvons une pseudo-occupation pour tuer ce temps en trop sans vraiment le savourer à sa juste valeur.
Or, c'est ce que fais Antoine, le héros du dernier film de Jean Becker (oui, oui, celui de "L'été meurtrier"). Il a tout pour lui : une situation professionnelle en or, une femme adorable, de beaux enfants, une belle maison. Et pourtant, il craque et va petit à petit, en quelques jours, tout détruire. Faire table rase de tout cela.
Le propos de l'histoire semble étonnant mais la fin vient lumineusement éclaircir le tout et donner à l'ensemble plus que de la cohérence, une émotion juste, fine et profonde.
J'aime quand m'emmène à un endroit en empruntant des sentiers originaux. En me trompant, en me détournant de l'évident (l'émotion lacrymale, les scènes "déchirantes" qui tirent en longueur"), ce film m'a captivé et m'a démontré que l'on pouvait merveilleusement servir son propos quand on ne se conforme pas à ce que l'on attend justement.
Albert Dupontel est fabuleux. Il ne joue pas de sa force naturelle et met en avant une retenue qui apporte à son "pétage de plomb" un côté raisonné, pensé, lucide extrêmement intelligent.
Je n'en dis pas plus, je ne veux pas vendre la mèche...

Pour ma part, je bavais devant l'écran lors de la scène au travail, où il ridiculise avec finesse et humour un client de son agence publicitaire. Aurai-je les couilles un jour de faire pareil? C'est un autre débat.


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15 mai 2008

Tant qu'il y aura le ciel

De mon bureau, j'ai une belle vue.

Non?


Vdbsrn

Que l'on me donne la liberté et je la prendrai...

13 mai 2008

I give my all just to be number....me!

Avoir une tête de premier de la classe sans l'être profondément.
Avoir un air gentil, sans l'être forcément tout au fond.
Avoir envie de parler quand je ne sais que me taire.

C'est tout moi. C'est le comble de mes paradoxes. Et je dois faire avec.

Chaque jour, je dois être à la hauteur de ce que l'on attend de moi, de ce que l'on perçoit de moi. A cette course perpétuelle, pourquoi devrais-je toujours arriver le premier? Putain, mais qui à déclaré qu'être sur la plus haute marche du podium était la règle? Qui? Que l'on me l'amène et j'aurai deux mots à lui dire...

L'armée m'avait forcé à puiser dans mes ressources, à toucher mes limites et à les franchir. "Il ne faut pas avoir peur d'aller trop loin, la vérité est au-delà" disait Proust. Alors bien souvent, j'ai baigné dans cette vérité sans le savoir forcément et sans y gagner il me semble. Encore et toujours devoir repousser ses limites et être capable de plus. Encore et encore et encore.
Ces jours-ci dans ma MDHS (M airie des H auts de S eine de M....!) sont abominables. Je croule sous les dossiers, les communiqués de presse, les dossiers de presse, les devis, les imprimeurs, les questions de tout le monde. Je ne ralentis pas. Je ne lève pas le pied.
Je ne suis toujours pas le premier de la classe et pourtant, j'ai la sensation de devoir porter toute chose et tout le monde. J'ai honte de ne pas me révéler à la hauteur de tout cela. J'ai honte de montrer que je plie sous le poids de tout ça parfois. J'ai l'impression que l'on me teste en permanence.
Mais je reste debout. Et j'attends avec patience (je suis trés fort pour ça) d'y arriver et de faire éclater au grand jour ma vraie valeur.
Etre le numéro un? Non merci.

Etre vraiment moi... Je peux toujours y travailler, non?

12 mai 2008

il y a du rose dans l'air

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Et me voici revenu d'un long week-end passé à Toulouse...
Il a démarré fort mal grâce à cette fabuleuse compagnie aérienne orange (EasyJet, pour bien les citer), qui à l'aller m'a mis 6 heures de retard dans la vue (quand on arrive à l'aéroport à 5h30 du matin, ça fait mal!) et au retour 1h30 de retard... Je crois que je vais me mettre à adorer la SNCF finalement!
Bref. Sous un ciel gris comme je n'en avais pas vu depuis des jours, heureux parisien que je suis, j'ai pu passer quelques jours "reposants" à Toulouse, en famille : un père fatigué mais toujours aussi en "forme", une mère absente encore plus barée que d'habitude et une soeur présente et toujours aussi grande gueule.
Mais bon, c'est ma petite famille, je n'en ai pas d'autres mais parfois quand nous sommes réunis je me dis souvent "quelle famille de fous!". Les autres sont-elles comme ça?

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J'ai retrouvé, dès l'aéroport, la plus belle des chiennes (F....k, ceux qui pensent le contraire après tout) et j'ai pu déambuler dans Toulouse, marcher sur les traces de mon passé étudiant.
C'est drôle mais quand je repense à ces années, il me vient surtout un mot : ennui. Je ne me suis jamais autant ennuyé que lors de ces années passées à Toulouse entre 18 et 23 ans. Je trouvais le temps long, si long... La routine de ces années me encore des frissons lorsque j'y repense. Quelle barbe! Quel monotonie. Je n'avais qu'une hâte : partir.
Le service militaire (et oui) a été la première fuite salvatrice. J'ai pu partir loin, très loin et découvrir d'autres personnes, d'autres milieux... Quel bien cela m'a fait. Puis je revenais, enfin, à Paris, où l'oxygène qui me manquait, est revenu.
En vieillissant, les retours à Toulouse, sont souvent douloureux car les souvenirs y sont vivaces à chaque coin de rue. Et je réalise enfin, après toutes ces années, que j'y a fait plus de choses que je ne le croyais et que malgré tout, j'avais pu expérimenter les fameuses premières fois (dans pas mal de domaine) là-bas.
Mon sang est toulousain, mon coeur est parisien. Quel affreux mélange cela fait!


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La rue de la Pomme où réside le "Shangaï", haut-lieu homo au début des 90's à Toulouse. J'ai du y user des fonds de culotte sur les bancs de cette école là...

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Le dôme de Lagrave, le Pont Saint-Pierre et la Garonne. Situés pas très loin de la fac, j'ai dû arpenter cet endroit souvent pour traverser le fleuve et aller chez ma meilleure amie.


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Le Pont Neuf. Et oui, Toulouse aussi en a un. Un peu derrière, se trouve l'île du Ramier. Les plus anciens savent à quoi je fais allusion...


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Combien de fois, en rentrant de la fac pour aller au métro, je suis passé sur cette plaque en pensant à cette tête séparée de du corps? On marche dessus avec insouciance cependant.

07 mai 2008

And no more rain... (bon allez, au revoir)

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J'ai l'art de me retrouver parfois, sans vraiment le vouloir, dans des endroits où je me sens "décalé". J'étais hier soir au concert parisien de Kylie à Bercy et j'étais décalé.
Je n'étais pas (enfin, je crois...) une autstralienne bedonnante de 50 ans s'enfilant bières après bières venue tout droit de "down under" afin de voir le tout premier concert de la nouvelle tournée mondiale de la princesse de la pop, mais j'arrivais sans préjugés et avec plaisir pour voir ce bout de chanteuse aux couinements intéressants et à la musique souvent pop et sucrée comme je l'apprécie souvent.
Comme pour Madonna, Mylène, Zazie, Moustaki, le public est une mini gay-pride à lui tout seul et je reconnais quelques visages mais bon, je ne suis pas là pour ça.
J'attendais gentiment, dans la fosse, pas très loin de la scène que la petite blonde arrive enfin. Ce qu'elle fit à 21h00.
Le jeu consistera, à partir de maintenant, à compter les ressemblances avec un concert précédent de Madonna.
Oh, elle arrive dans un nuage de fumée (drowned world)! Tiens, une partie Geisha urbaine (Drowned world)! Oh un tableau en noir et blanc avec damier au sol et costume 19e (Girlie show)! Oh, des marins habillés en Gaultier (Girlie show) etc...
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Je suis de mauvaise foi car la donzelle est gentille, charmante et fraiche. On sent que son cancer l'a quand même un peu "abimé" car nous sommes gratifiés d'un entr'acte de vingt minutes!! Elle chante quand même deux ou trois chansons que j'aime beaucoup d'elle (On a night like this, Love at first sight, I believe in you) et atteint des moments d'émotions intenses. Mais le reste est dilué dans une purée variétoche digne d'un concours de miss.
Et je lui dois un ou deux fous rires excellents (je n'avais pas eu ça depuis Farmer! Ah, ces comiques qui s'ignorent...). Merci à la "geisha" blonde sosie de la Ciciolina et à la sortie "à la loose" de la pyramide.
Les vidéos sur les écrans sont belles mais le concert est long, trop long... A minuit, il n'est pas tout à fait terminé. Elle chante "No more rain"... Je m'éloigne, je lui dis au revoir, j'ai un métro à prendre!


Tout cela m'a donné faim. Du prochain concert de Madonna. Je suis injuste, je le reconnais car Kylie a du talent quand même et je l'aime bien.
Vivement septembre!

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04 mai 2008

J'aime utiliser tous mes crayons

Cette série qui m'a sauvé bien des fois, fait hurler de rire, ému souvent arrive au cinéma très bientôt...
J'ai hate.
Rien ne viendra brider mon plaisir : ni les précieuses qui dénigreront, ni les critiques qui démoliront.

Rien.

Enjoy.

A suivre...

"Show some gratitude, ring my bell"

Pensée en vrac du week-end :

Hier, je me suis réveillé avec deux envies. Soit je suçais un gros engin autre que celui de mon chevalier, soit je m'achetais ce nouvel iMac. J'ai préféré me précipiter à la fnac pour acheter l'ordinateur.
Plus de 10 ans après mon tout premier iMac, celui qui avait une allure de grosse boule bleutée en plastique, je reviens dans le clan des Mac. De toute manière, j'ai toujours été bi, navigant de PC en Mac allègrement au travail.
Depuis, mon petit iMac trône chez moi et c'est un véritable plaisir de le voir et de le découvrir. Si le sieur Ubik a des conseils à ce sujet, puisque j'ai cru comprendre qu'il avait la même bête chez lui, je suis preneur!


J'entends pas mal de personnes autour de moi se plaindre, être "déçu" par l'album de Madonna et me le dire!! Comme si j'étais responsable de la chose! Alors je rétorque à tous ceux là : 1) vous ne savez pas reconnaître les bonnes choses (ça, c'est pour ma mauvaise foi légendaire), 2) Pourquoi vous l'achetez et l'écoutez alors? (ça, c'est pour mettre le doigt sur la contradiction chez certains), 3) Mais vous allez quand même la voir en concert en septembre au stade de France, c'est bien ça? (ça, c'est pour me moquer volontairement du troupeau!), 4) Tu aurais certainement fais mieux toi en studio, c'est vrai? (ça, c'est pour souligner le grand talent qui habite tout le monde et qui leur permet de durer depuis 25 ans), 5) ça n'est pas si grave, non? Où bien les attentes sont si élevées avec Madonna que l'on ne peut qu'être déçus après?
Bref, tout ça pour dire, qu'avec la musique comme pour toute autre chose, chacun ses goûts au final. Prenons plaisir écoutons ce que l'on veut. Le reste importe peu!

Bon, direction le près-aux-putes du bois de Vincennes, aujourd'hui, pour un picnic (oui, j'écris ça comme moi) avec mon chevalier et des amis. Si de loin vous voyer un chien taré noir et blanc courir partout et deux grandes asperges juste derrière, c'est nous!

Aaaah, ça soulage tout ça!

Hc2

29 avril 2008

Et tu seras toi, mon fils!

Un jour j'ai renoncé à ma masculinité. Ca n'est pas venu d'un seul coup. C'est venu plus insidieusement, plus sournoisement.
D'abord dans la cour d'école. Une énième cour, un énième déménagement, toujours les mêmes murs, les mêmes horizons et les mêmes protagonistes. Ces garçonnets qui jouent au foot, qui courent dans tous les sens, qui frappent, cognent et inventent des jeux stupides. Je les regarde attentivement et déjà je renonce un peu. Je ne veux pas être comme eux, à courrir après un ballon pendant des heures. Cela ne m'interesse pas. Je veux bien jouer, prendre des risques en étant aussi casse-cou qu'eux, mais à ma façon. Je ne veux pas être celui qui coure le plus vite dans la cours d'école. Je veux être celui qui aura remarqué les détails sur le bord du chemin et qui aura su les intégrer et les transformer en matières pour d'autres futurs jeux possibles.
Puis les années collèges et lycées sont arrivées. J'ai renoncé un peu plus en refusant de jouer le jeux du garçon qui étale sa soi-disant vie sexuelle épanouie. Je garde les détails pour moi. Me vanter pour jouer au garçon ne m'interesse pas. Le mystère est bien plus riche à mes yeux. Je ne me jette pas dans les bars, comme ils font tous, pour fêter leur majorité. J'ai 18 ans et qyu'est-ce que ça change? Je ne suis pas libre pour autant. Je m'astreints à ne surtout pas adopter leurs codes. Etre dans cette exagération adolescente masculine m'ennuie. Après, quoi?
Vient le temps des études, de l'armée, du service militaire. Il faut jouer bien souvent des coudes, écraser son voisin, ne pas flancher, rester droit. J'apprends à mes dépends que ce moule n'est pas fait pour moi. Trop tard, je suis piégé.
Je dois utiliser un fusil, tirer et mettre dans la cible. Soit. J'apprendrai et je réussirai, à ma façon. Sans mettre en avant ma performance, sans mettre en avant la force physique qui me pousse malgré tout parfois. Je ne tiens pas les conversations masculines habituelles de réfectoire, d'officiers. Je sens bien que l'on me regarde avec de grands yeux d'étonnement au mieux, suspicieux au pire, mais je m'en moque.
Je renonce à la compétition du plus gros muscle parce que ma force ne réside pas là dedans. Les dindes de la gym peuvent continuer de pérorer!
Je renonce à être ce garçon que l'on veut que je sois. Je suis une salle tête de con et je le revendique. C'est ce qui m'a aidé à tenir la distance lorsque je changeai d'endroits, de lieu, d'amis.
Ca n'est ni une fierté, ni une honte. C'est.
Avec le temps, j'ai pu reconquérir certains pans de cet homme auquel je ne comprenais rien. Je cisèle encore aujourd'hui les contours de l'ensemble pour en faire une pièce solide et la plus honnête possible.
Ce même travail existe-t-il ailleurs, chez d'autres?
Chevtete

27 avril 2008

1998, so far away

1998...2008, dix ans! Oui, c'est bien ça! Dix ans se sont écoulés et ils étaient fêtés hier soir au Bataclan pour les crazyvores.

Rappel pour le provincial qui lit mon blog. Les crazyvores sont la version anglo-saxonne des follivores, un mélange de variété internationale donc, des années 70, 80, 90 et 00. Généralement pétasse à souhait (Madonna, Kylie, Withney, Bananarama, Spagna, Samantha, Sandra...), disco-techno-house (boney M, Abba, Blondie, Snap, Dr Alban...) et rock aussi (heu...??), cette soirée attire une foule de plus en plus dense et de plus en plus chaude au Bataclan donc.

Hier soir, dixième anniversaire oblige, nous sommes arrivés à 21h00 et des poussières. Un peu de monde, mais pas encore la foule qui arrivera plus tard. Je me suis trompé de ce côté là, désolé mon chevalier! La déco est soignée, trés glitter, très argentée : des étoiles pendent du plafond, les murs sont couverts de tissu pailletés. Ca va être disco, benoit!

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Un orchestre joue sur scène. Le chanteur est le sosie de Bernie Bonvoisin. Il chante bien et accompagnée d'une Cindy Sander (mais en mieux), il revisite les tubes habituels : Abba, ACDC, etc... Rien de bien palpitant. Sur la piste, sont disposés de hauts cubes lumineux. Ca sent le gogo pour la suite...

Le rideau rouge sera tiré peu après minuit. Arrive Tonya (là, je m'arrête deux secondes sur le personnage : homme de son gentil état, j'ai eu la "chance" de le connaître quand il s'appellait encore "Tonio" et qu'il était portier au Shangaï à Toulouse. A chaque fois que je le revois, je replonge dans mes années découverte de la vie homo... Un bon souvenir quoi! Et je me rappelle aussi, cette histoire où en sortant de boite à 6h00, Tonio, déguisé déjà à l'époque en femme, marche dans la rue. Derrière ses "copines" l'appellent mais Tonya ne répond pas. La copine appelle (voix aigue de fausset) "Tonya! Tonya!". Pas de réponse. La copine, reprenant sa voix masculine normale : "Putain, qu'il est con ce mec!". J'en ris toujours...). Elle annonce l'arrivée iminente de la diva disco à tête de mort préférée de Salvador Dali : Amanda Lear.

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Très chic, dans un costume blanc qu'elle a volé à Madonna lorsqu'elle chantait Music dans le Confessions tour. Pas trés inspirée, elle entame son Love boat remix et Nina Simone ensuite. Bof... Le public à la fin réclame, contraint et forcé, poussivement "une autre, une autre!!". Mais problème technique, soit-disant, la dite Amanda ne veut pas revenir. Merci pour les 3000 €, à bientôt mes poussins!

La soirée commence alors enfin! La musique se déverse habituellement. Originalité amusante cette fois, on peut envoyer des sms à un numéro et ces sms s'affichent sur des écrans. Etant accompagné de mon chevalier, du sieur Lecapitan, du sieur Beausourire et de celuiquifaitsourire Beausourire, nous nous y sommes donnés à coeur joie!

Extraits:

"Vive lecapitan! Tu es sexy!", "On se le fait ce plan à 3 ce soir? Chiche?", "Bouge ton corps, Modjo", "J'ai trop chaud, j'ai la raie comme un caniveau"...etc...

Puis deuxième intermède avec l'arrivée de Marta Walsh, soit disante chanteuse des weather girls... Mouais, chiante au possible avec sa techno trop marquée 90's. Je n'ai pas aimé. Elle est gentille cependant et dégage une pêche certaine.

Juste après (je crois), arrive Ru Paul, emperuquée et scintillant comme un "discret" sapin de noël. Il "chante" ses trucs et finit avec Marta avec "It's raining men". Là, enfin, toute la salle s'amuse et chante avec elles.

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Le reste est flou et la fatigue est vite arrivée...

Une soirée drôle et décalée mais finalement (je n'aurai jamais cru écrire ça un jour), les dix ans des follivores étaient mille fois plus drôles car ils se prenaient moins au sérieux, il me semble...

Mais je reviendrai.N'est ce pas ce que je fais toujours?

Je tiens à signaler devant chacun ma minute autiste de la soirée : planté à 1 mètre de mister Yepboy, je n'ai pas osé ou su le saluer gentiment. Je lui présente mes excuses (mais bon, ca n'est pas au plus jeune de venir présenter ses respects au plus âgé??).